Archives de Catégorie: Actualité Médiatique

How I (Finally) Met Your Mother

how-i-met-your-mother-revient-des-fin-septembre

Cette semaine a marqué la fin d’une ère : le dernier épisode de la dernière saison de la célèbre sitcom a enfin été dévoilé. Après un suspense insoutenable (ou pas), tout au long d’une saison riche en rebondissements (…), Ted a finalement rencontré la future Madame Mosby.

La série, directement inspirée de l’initiatrice Friends, a donc (enfin) touché à sa fin, après un essoufflement scénaristique particulièrement flagrant. Sans pour autant remettre en cause l’importance et la qualité de ce produit dans le paysage télévisuel actuel, elle a probablement, comme l’a mentionné Carol Hett, un peu trop tardé à tirer sa révérence…

Comme le dit le Fossoyeur de Films, dès la saison 6, la « sitcom la plus brillante du moment » a succombé à une « crise d’inspiration » sans précédent. Ce qu’il qualifie de « phénomène de la culture pop », dépeignant notre société moderne de manière fort pertinente et incisive, aux mécanismes comiques imprenables et aux réflexions « hilarantes et pleines de justesse », s’est vu prendre de plus en plus d’axes narratifs improbables, tout en ré-exploitant avec excès les codes établis dans les premières saisons. Son statut « culte » est alors devenu obsolète de par la rigidité de son cadre et de son fonctionnement, et sa « réactivité » à l’actualité, qui faisait sa force auparavant, s’est vite asphyxiée à cause de son progressif « manque d’inventivité ».

how-i-met-your-mother-season-9-spoilers-7Bien que les scénaristes aient tenté de donner un nouveau souffle à la série, cela ne l’a pas renouvelée pour autant. Après des moments se voulant plus dramatiques, comme la mort du père de Marshall, l’annonce de la stérilité de Robin ou les relations amoureuses toujours aussi désastreuses de Ted, l’intrigue semblait tourner en rond… C’est alors qu’a été exploitée (peut-être à outrance) la relation impossible entre Barney et Robin, soldé par un mariage d’apparence interminable et sans grand intérêt.

Ce sur quoi la saison 9 s’est étalée, durant 22 épisodes (soit, rappelons-le, 8h de programme pour 48h de récit), sous couvert d’en apprendre plus sur la fameuse « Maman », dont l’identité et la personnalité ont nourri les fantasmes de millions de téléspectateurs pendant près de 10 ans. Si les avis divergent concernant cette fameuse révélation, tout comme on se demande encore si J.K Rowling n’aurait pas mieux fait de tuer Harry Potter, la découverte de ce nouveau personnage, œuvrant aux dépens de la progression générale de l’histoire, a meublé la neuvième saison sans pour autant la rendre beaucoup plus captivante.

How-I-Met-Your-Mother-saison-9-toutes-les-infos-sur-l-episode-200_portrait_w532Comme l’affirme le Fossoyeur de Films (qui aurait préféré ne pas savoir), l’identité cachée de la mère permettait à tout un chacun de se l’imaginer à sa manière, tant physiquement que moralement. On note donc ici l’importance de l’attente et des exigences du public, qui n’aurait peut-être pas supporté d’être laissé dans l’ignorance, au sein d’une société où l’information se doit d’être disponible, accessible et omnipotente. Entre curiosité non satisfaite et possible déception, le choix a donc été fait et le développement de ce personnage, très longtemps absent à l’écran mais omniprésent dans le récit, a permis de créer une empathie supplémentaire et un regain d’attention auprès des spectateurs.

Néanmoins, le dernier épisode de la saison, étendu à 40 minutes et censé clore avec brio la sitcom ayant enflammé plus d’une génération, n’a, selon moi, pas vraiment été à la hauteur.

geek4tv-spoiler-alert-logolarge


En effet, après nous avoir bassiné près de 8h sur le « mariage de l’année », Robin et Barney finissent par divorcer en moins de 5 minutes. Lily et Marshall s’installent davantage dans le cliché : la carrière de ce dernier connaît une ascension remarquable tandis que sa femme, enceinte de leur troisième enfant, semble coincée à la maison pour s’occuper de leur progéniture. Après son divorce, Robin devient d’ailleurs une « vieille fille », puisqu’une journaliste à succès voyageant partout à travers le monde ne peut concilier vie de famille et vie active… Barney, quant à lui, ne connaît aucune évolution, hormis lorsqu’il termine son « mois parfait » en mettant accidentellement la 31ème fille en cloque… Et qu’il découvre l’amour de sa vie en sa petite fille nouveau né. Pour finir, on apprend que Ted raconte à ses enfants la façon dont il a rencontré leur mère, décédée entre temps, pour légitimer le fait qu’il veuille à nouveau faire la cour à leur « Tante Robin », qu’il n’a cessé d’aimer depuis tout ce temps. Du reste, la manière dont est amenée la maladie puis la mort de la mère est particulièrement abrupte et manque clairement d’émotions. De plus, si certaines péripéties restent inattendues, ce dernier épisode contient beaucoup moins de surprises que ce l’on pouvait espérer.


Après une jolie philosophie sur l’amitié éternelle à l’épreuve de la vie, la fin dégage un parfum de « déjà-vu » peu inspirant et peu enclin à l’affabulation… La conclusion laisse donc peu de place à l’imagination du spectateur et malgré un léger pincement au cœur pour cette page qui se tourne, on garde, à mon sens, le sentiment d’être resté sur notre faim…

Mais heureusement, tout n’est pas perdu grâce à la magie de CBS : que les fans se rassurent, une toute nouvelle série est en projet et porte déjà l’étonnant nom de « How I Met Your Dad », sur lequel je ne ferai aucun commentaire


La beauté du paraître…

Pendant que je vagabondais sur le net en quête d’un nouveau sujet d’article pour mon blog, je suis tombée par hasard sur ceci. Cela m’a donc donné envie de vous parler de cette éternelle recherche de la perfection qui s’effectue dans la publicité, mais également dans les magazines, les clips vidéo… et de l’utilisation excessive de Photoshop dans de tels milieux.

boggie-nouveau-parfum-1On en a tous conscience, les images auxquelles nous sommes sans cesse exposés sont modifiées, corrigées, rectifiées, remaniées, en bref manipulées afin de nous faire passer un message, quel qu’il soit. Comme le sexe fait vendre, l’humain aussi. C’est pourquoi les vêtements que nous désirons porter sont présentés sur de magnifiques jeunes personnes, à la silhouette idéale, aux traits exquis, au teint impeccable, à la chevelure magnifique et au regard ardent… Ce que nous avons cependant trop tendance à oublier, c’est que ces personnes-là n’existent pas dans la vraie vie. Si certaines femmes ou certains hommes sont naturellement d’une beauté ou d’un charme exceptionnel, ils n’en sont pas moins imparfaits et nous apparaissent comme tel uniquement grâce à la magie de Photoshop (et autres logiciels de retouche d’image).

369843288edd655729971aededc00cf2Cette pratique ne peut être répréhensible en soi si ses conditions d’utilisation et ses conséquences n’étaient pas aussi désastreuses, tant sur le plan esthétique que social. Sans généraliser, de nombreux abus et bévues en tout genre ont souvent lieu dans les magazines ou les campagnes de publicité. Pour vous donner quelques exemples, certaines images sont tellement retravaillées qu’elles en deviennent complètement faussées et vides de sens. Il n’est pas rare de tomber sur des anomalies inimaginables telles que des erreurs de proportion, des angles de corps improbables, voire même des membres partiellement effacés ou tout simplement disparus. Il n’est pas rare non plus de se retrouver nez à nez avec des modèles aux jambes interminables (à remiser Adriana Karembeu au placard) et à la taille de guêpe affamée, malgré une poitrine généreuse.

S’il est dur de s’en rendre compte au premier coup d’œil, on peut pourtant s’en apercevoir au moyen des fameux « Avant / Après » qui prolifèrent sur la toile. Un regard acéré et attentif permet néanmoins d’identifier ces déformations et de rester critique vis-à-vis de cette perfection artificielle qui cherche à tout prix à standardiser les canons de beauté de la société. Toutefois, les individus les plus fragiles et influençables ne sont en rien protégés par ce type « d’attaque » indirecte mais bien réelle. On pense tout de suite aux adolescentes en pleine puberté qui voient leur apparence se métamorphoser inexorablement et qui n’ont comme seul repère que les images lissées et dénaturées auxquelles elles souhaitent ressembler quoi qu’il en coûte. Cette quête impossible de la perfection peut, si elle n’est ni contrôler, ni relativiser, provoquer de graves dommages auprès de ces jeunes filles, pouvant aller du simple manque de confiance en soi à l’anorexie morbide.

Aerie-ad-Real-campaign-unretouched-model-2014-01Sans diaboliser les retouches d’image en tant que tel, il est important de faire la part des choses entre le réel et l’hyper-réel, ou entre la réalité et le simulacre comme l’appelle Baudrillard. Pour éviter une telle confusion, un petit nombre d’entreprises ont alors décidé de revenir en arrière en prônant un retour au naturel et en limitant leur usage de Photoshop. Des compagnies comme Aerie ou Dove (l’une des pionnières du genre) ont donc choisi de lancer des campagnes de publicités sans retoucher les mannequins recrutés afin de mettre en avant des principes importants tels que la valorisation de la beauté naturelle et l’acceptation de soi. Même si les photographies (ou les vidéos) sont tout de même corrigées dans le but de faire ressortir la marque et la qualité du produit, ces retouches restent minimes et reposent sur des préceptes se voulant beaucoup plus sains.

Par ailleurs, de plus en plus de célébrités s’opposent dorénavant à ce que l’on retouche leur corps sur les images médiatiques diffusées au public. Des stars internationales comme Beyoncé ont donc lutté pour conserver leur apparence ordinaire (exception faite des tonnes de maquillage utilisées lors des séances photo et des possibles interventions de chirurgie esthétique qu’elles ont pu subir) et promouvoir ainsi la beauté naturelle et tout ce qui s’en suit. Malgré tout, de nombreuses questions continuent de se poser concernant ce « retour au naturel ».

Beyonce-joue-les-sirenes-dans-la-nouvelle-campagne-de-pub-H-M_portrait_w674-2Si de nombreux internautes s’enthousiasment déjà, d’autres s’interrogent quant à la réception de telles campagnes de publicité, au vu de l’habitude de consommation que nous avons de ces images standardisées, où rien ne dépasse et tout semble parfait. Il paraît pourtant raisonnable de tenter d’allier corrections mineures et esthétisme, sans dénaturer le physique des modèles employés tout en conservant l’aspect séducteur de la publicité.

Quant aux personnalités publiques rendues ainsi éternelles à l’instar des diamants, un long processus de renonciation devra probablement se mettre en place, transformant les mentalités pour le bien de la société, sans pour autant défigurer le rêve et les fantasmes qu’elles ne cesseront d’inspirer…


Phonebloks : Pied de nez à l’obsolescence programmée ?

Obsolescence programmée : Stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément.

Phonebloks : Petit bijou technologie annoncé en septembre 2013 risquant potentiellement de révolutionner le mode de consommation des smartphones.

En effet, l’automne 2013 a été marqué par un nouveau concept de téléphone, sorti tout droit de l’imagination débordante d’un jeune néerlandais de 25 ans. Le designer Dave Hakkens a d’ailleurs posté une vidéo (ci-dessus) démontrant toutes les possibilités de cette idée révolutionnaire. Il a également mis en place un site dédié afin de récolter un maximum de dons et de soutiens avant la fabrication de sa nouvelle trouvaille.

phonebloks

Phonebloks est donc une sorte de smartphone « Lego », dont toutes les pièces seraient interchangeables et remplaçables au besoin. Ainsi, plus d’obligation de changer son téléphone car une pièce s’avère usée, dysfonctionnelle ou tout simplement brisée lors d’une mauvaise chute. Les composants qui coûtent souvent plus cher que le produit fini en tant que tel pourront être changés à moindre coût.

phone_bloks__le_t__l__phone_en_kit_6991_north_626x

Par ailleurs, les smartphones seront entièrement personnalisables. Par exemple, pour les accros de la photo, des objectifs plus élaborés, plus coûteux mais de meilleure qualité, pourront être ajoutés au téléphone de base. Pour les itinérants, il est également possible d’investir dans une batterie de plus longue durée ou dans des connectiques internet plus performantes… Voire même, pour les plus technophobes, de laisser tomber tous les « gadgets » superflus en ne gardant que les fonctionnalités initiales, pour un téléphone ne servant, pour une fois, qu’à… téléphoner.

Ce produit s’adresserait donc à un très large public d’initiés et permettrait de répondre à plusieurs des problématiques posées par la consommation actuelle des smartphones. L’un des points forts de ce concept est notamment qu’il permet de garder un appareil puissant et endurant plus longtemps. Il réduit ainsi la quantité de déchets électroniques et les dépenses en téléphonie mobile des ménages.

Cependant, si l’idée est lancée, il reste encore de nombreux défis technologiques à relever avant sa mise sur le marché. Si les techniques de connectiques sont déjà utilisées par la plupart des constructeurs, la compatibilité des différents logiciels intégrés aux composants risque de poser quelques problèmes. Il faudrait une homogénéité parfaite entre les softwares utilisés pour ne pas contraindre les usagés à changer de puce ou de « bloc principal » lors d’un nouvel achat de pièce, ce qui remettrait en cause tout l’aspect « écologique » revendiqué par son inventeur.

De plus, on peut s’interroger quant aux prix et à la durée de vie des différents composants. Combien cela nous coûtera-t-il d’équiper notre Phonebloks comme les smartphones équivalents déjà présents sur le marché ? Afin de booster la rentabilité de cet audacieux projet, les principes de l’obsolescence programmée seront-ils vraiment laissés de côté ou simplement répartis entre les différentes pièces de l’appareil ?

Enfin, la lutte contre la surconsommation de smartphones sera-t-elle vraiment efficace ? Car si nous prenons davantage de plaisir à désirer quelque chose qu’à l’obtenir, comment allons-nous réagir face à ce produit visant à devenir « intemporel » ? Saurons-nous résister à l’appel de nouveaux « bijoux » électroniques et à leur marketing exacerbé ? Et comment réagira la concurrence face à une telle innovation ? Chercheront-ils à baisser les prix de leur marchandise ou à créer des produits similaires ? Pour le moment, seuls Google et sa filiale Motorola auraient établis de sérieux contacts avec Dave Hekkens à travers un projet nommé Ara, à voir donc si le partenariat se concrétise et quelles seront les réactions d’Apple, Samsung, Sony et autres… lors de la sortie officielle du « Phonebloks ».

maxresdefault

Pour finir, nous pouvons évoquer Jean Baudrillard et sa réflexion concernant les gadgets dans son ouvrage sur la société de consommation. Comme il le dit si bien, il faut savoir « déterminer où s’arrête l’utile et où commence l’inutile ». Mais si quelque chose devient soudain trop utile, trop longtemps, quelles en seront les conséquences ?


SeeThru bientôt sur votre nez ?

Image

Nous nous souvenons tous de la « révolution » qu’a créée Google il y a quelques temps en lançant son nouveau petit bijou ; j’ai nommé les Google Glass. Vous savez, ces lunettes de réalité augmentée équipée d’une caméra, d’un micro, d’un pavé tactile, d’un accès internet ; bref, un smartphone sur votre nez. Oubliez les Google Glass ! Maintenant, il y a SeeThru de Laster Technologies !

Encore à l’état de prototype et en attente de financement, SeeThru a déjà été testé par différentes entreprises ainsi que par l’armée.

En plus d’avoir « […] un champ de vision deux à trois fois plus large que les lunettes Google Glass », SeeThru possède bon nombre de fonctionnalités que son grand frère de chez Google ne comporte pas : un système de géolocalisation, des informations architecturales pour bon nombre de monuments célèbres, des itinéraires, obtention d’informations sans même avoir besoin de les chercher (oui, même si vous ne voulez pas savoir, ce n’est pas l’affaire de SeeThru, il va quand même vous afficher toute sa culture ! ).

Dans un monde qui veut que l’on soit over-connecté, qui nous fournit des stimuli visuels à longueur de temps ; que va -t- il rester de nous et de nos cervelles quand nous aurons tous SeeThru ou un de ses collègues sur notre nez ?

Et plus encore, on nous parle depuis le lancement des smartphones des effets néfastes que ces derniers ont sur notre santé par toutes les ondes que ces derniers dégagent. Qu’allons nous dire de lunettes connectées en permanence au Wifi à quelques centimètres de notre cerveau ? Ah, pardon ! Là n’est pas le débat. On va d’abord voir que cet outil est formidable pour ensuite nous dire que ce n’est pas bien ! J’avais oublié, cela relève des petites joies du marketing…

Malgré tout cela, on ne perdra pas de vue que les avancées technologiques gardent un côté fascinant et que SeeThru ainsi que toutes les technologies qui le précèdent et toutes celles qui sont encore à venir nous surprennent toujours un peu plus.

Alors… Dites bonjour à ce nouveau jouet technologique !

Source : http://techno.lapresse.ca/nouvelles/produits-electroniques/201401/15/01-4729023-lancement-des-premieres-lunettes-sans-fil-en-realite-augmentee.php