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The End

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Comme l’a si bien dit ma collègue Media lors de sa dernière entrée, il est maintenant temps de nous dire au revoir. Je voulais donc vous écrire un petit mot pour vous remercier, professeur comme camarades de classe, pour cette session fort intéressante et riche en connaissances et réflexions. J’ai passé une très bonne année au Québec où j’ai tenté de profiter au maximum de l’enseignement qui nous est donné ici et qui constitue un véritable trésor de savoirs et savoir-faire, le tout offert avec passion et pédagogie… Je vous souhaite finalement à tous une très bonne continuation, en espérant croiser à nouveau votre chemin au hasard de la vie ! Merci et au revoir !

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Thank Your For Speaking…

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Pour ce dixième et dernier billet, j’ai décidé de vous parler d’un film dont nous avons déjà discuté en cours et que j’ai visionné il y a peu. Il s’agit du célèbre Thank You For Smocking, réalisé par Jason Reitman et sorti en 2006. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, il donne un aperçu humoristique et édulcoré de la vie d’un « lobbyiste », ou, autrement dit, d’un communicant chargé de défendre une cause controversée et impopulaire : l’industrie du tabac aux États-Unis.

autocollant-panneau-interdit-fumerLa cigarette, que l’on voyait autrefois partout à la télévision, dans les publicités, les lieux publics… s’est vue diabolisée il y a quelques années lorsque les « scientifiques » se sont rendus compte de sa toxicité pour l’organisme. Aujourd’hui encore, il subsiste une certaine division entre le clan des non-fumeurs et celui des fumeurs, dont l’effectif n’a pas réellement diminué malgré tous les efforts entrepris dans ce but. Je l’ai déjà évoqué dans mon article sur le « Shockvertising » mais placer des images choquantes sur les paquets de cigarettes afin de dissuader les fumeurs ne semblent pas avoir été d’une grande efficacité. Toute la prévention réalisée autour du tabagisme passif, ainsi que les interdictions de plus en plus nombreuses (qui restent pourtant maigres en Europe, en comparaison avec celles du continent Nord-Américain), si elles sont plus contraignantes, n’empêchent toujours rien. Et le film Thank You For Smocking ne se veut pas aussi moralisateur qu’on voudrait le croire.

thank-you-for-smoking_01-300x300S’il ne glorifie pas pour autant le fait de fumer, il place le tabac au même niveau que l’alcool et les armes à feu. Comme le dit si bien Nick Naylor, bien que le tabac tue des centaines de personnes par jour, la cause principale de mortalité dans l’état du Vermont reste le cholestérol. Si les effets nocifs de la cigarette ont été prouvés, le changement de mentalité, l’addiction et parfois l’effet de mode qui perpétuent sa consommation ne peuvent se modifier que très lentement tant cette pratique s’est ancrée dans nos vies de tous les jours. On entend parfois dire que la cigarette est un vecteur de socialisation, tout comme l’alcool peut l’être, mais il ne faut pas oublier que tout produit, s’il est consommé avec excès, a beaucoup plus de chance de créer des problèmes que si son « absorption » reste anecdotique. Comme le montre le film, il ne s’agit donc pas de moraliser ou même de « traumatiser » les fumeurs afin qu’ils arrêtent de fumer ou les non-fumeurs pour éviter qu’ils ne commencent, il faut plutôt informer justement la population pour qu’elle prenne conscience des risques qu’elle encoure et qu’elle choisisse en fonction de ces considérations.

4Thank Your For Smocking, malgré son titre, n’est donc pas un long métrage dont la problématique porte uniquement sur l’industrie du tabac et toutes les polémiques qui en découlent, mais c’est également une « critique » de la communication et de la manipulation des masses par les « grands de ce monde ». Si une image vaut mille mots, la parole reste un instrument de pouvoir redoutable. Et comme nous pouvons le voir à la toute fin du film, si Nick Naylor ne travaille plus pour « Big Tobacco », il trouve toujours une autre « cause perdue » à défendre. Sans oublier que, selon lui, lorsque l’on dispose des bons arguments et qu’on a la capacité communicative nécessaire, on ne peut jamais avoir tort (même si c’est le cas).

Thank You For Smocking recèle donc en lui un trésor de « littératie médiatique » et nous montre à quel point il est facile de faire passer un message, quel que soit son sujet et son degré de vérité et de moralité… Enfin, pour conclure le film, Nick Naylor affirme que « Mickael Jordan joue au basket, Charles Manson tue des gens, je parle… Chacun a un talent » et met ainsi sur le même pied d’égalité le fait d’être un tueur en série et un bon communicant, de quoi se poser de sérieuses questions quant aux conséquences d’une telle conception dans le monde de la communication et de ceux qui l’utilisent à leur profit.


Facebook : Simulacres et Simulation des Relations Humaines

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Pour cet avant-dernier billet, j’ai décidé d’aborder un sujet dont nous avons beaucoup discuté en classe et qui fait aujourd’hui partie de notre quotidien…

Même si un petit village d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur, le virus Facebook a contaminé, en dix ans, 1.23 milliards de porteurs sains. Le réseau social le plus populaire et lucratif de notre planète recèle à présent un trésor de comportements à observer, fruit d’une modification profonde de notre conception de l’amitié et des rapports interindividuels.

facebook-downDe nos jours, Facebook est devenu le moyen de communication par excellence et notre ultime système de référence (« Je l’ai vu/lu sur FB »). Malgré ces nombreux avantages (qui ne le sont pas forcément si on les regarde de plus près), il a engendré en nous une fainéantise croissante en termes de relations humaines… On l’oublie trop souvent mais construire et entretenir une relation avec autrui demande de l’énergie, que nous sommes de moins en moins enclins à consacrer.

Petit à petit, Facebook s’est révélé être le royaume de l’apparence et de la simulation. Grâce à lui, nous avons l’impression de rester en contact sans jamais rien se dire. Nous avons l’impression de se connaître sans jamais s’être rencontrés. Nous avons l’impression de n’être jamais seul sans être entourés… Il devient alors facile de se construire son propre monde, son hyper-réel où tout semble idéal et qui l’est en effet puisque rien n’est véritable.

eed26587cc75ac71092fb50c1a9173b5Il est possible alors de se faire passer pour ce que nous ne sommes pas. De se cacher derrière l’anonymat et d’échapper ainsi aux conséquences de nos actes. De délaisser nos proches sous couvert d’une amitié virtuelle et vide de sens. Tout semble facile et tout se délite. L’indifférence se déguise derrière les faux semblants et les quelques mots sporadiques jetés à l’occasion sur le clavier. Incapables de se souvenir d’une date d’anniversaire, le calendrier Facebook nous permet de paraître attentifs et concernés. Les bonnes comme les mauvaises nouvelles s’affichent sans pitié et sans filtre sur l’écran du moniteur impassible et insensible.

Et dans un monde où tout change si vite, à l’exception des mentalités, que deviendrons-nous dans quelques années, quand afficher ses propres opinions et défendre son avis devient plus tabou que la sexualité ? Et quelle conception travestie, virtualisée et aseptisée nos enfants auront-ils de l’amitié et de la proximité humaine qui constituaient autrefois notre richesse la plus inestimable ?


How I (Finally) Met Your Mother

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Cette semaine a marqué la fin d’une ère : le dernier épisode de la dernière saison de la célèbre sitcom a enfin été dévoilé. Après un suspense insoutenable (ou pas), tout au long d’une saison riche en rebondissements (…), Ted a finalement rencontré la future Madame Mosby.

La série, directement inspirée de l’initiatrice Friends, a donc (enfin) touché à sa fin, après un essoufflement scénaristique particulièrement flagrant. Sans pour autant remettre en cause l’importance et la qualité de ce produit dans le paysage télévisuel actuel, elle a probablement, comme l’a mentionné Carol Hett, un peu trop tardé à tirer sa révérence…

Comme le dit le Fossoyeur de Films, dès la saison 6, la « sitcom la plus brillante du moment » a succombé à une « crise d’inspiration » sans précédent. Ce qu’il qualifie de « phénomène de la culture pop », dépeignant notre société moderne de manière fort pertinente et incisive, aux mécanismes comiques imprenables et aux réflexions « hilarantes et pleines de justesse », s’est vu prendre de plus en plus d’axes narratifs improbables, tout en ré-exploitant avec excès les codes établis dans les premières saisons. Son statut « culte » est alors devenu obsolète de par la rigidité de son cadre et de son fonctionnement, et sa « réactivité » à l’actualité, qui faisait sa force auparavant, s’est vite asphyxiée à cause de son progressif « manque d’inventivité ».

how-i-met-your-mother-season-9-spoilers-7Bien que les scénaristes aient tenté de donner un nouveau souffle à la série, cela ne l’a pas renouvelée pour autant. Après des moments se voulant plus dramatiques, comme la mort du père de Marshall, l’annonce de la stérilité de Robin ou les relations amoureuses toujours aussi désastreuses de Ted, l’intrigue semblait tourner en rond… C’est alors qu’a été exploitée (peut-être à outrance) la relation impossible entre Barney et Robin, soldé par un mariage d’apparence interminable et sans grand intérêt.

Ce sur quoi la saison 9 s’est étalée, durant 22 épisodes (soit, rappelons-le, 8h de programme pour 48h de récit), sous couvert d’en apprendre plus sur la fameuse « Maman », dont l’identité et la personnalité ont nourri les fantasmes de millions de téléspectateurs pendant près de 10 ans. Si les avis divergent concernant cette fameuse révélation, tout comme on se demande encore si J.K Rowling n’aurait pas mieux fait de tuer Harry Potter, la découverte de ce nouveau personnage, œuvrant aux dépens de la progression générale de l’histoire, a meublé la neuvième saison sans pour autant la rendre beaucoup plus captivante.

How-I-Met-Your-Mother-saison-9-toutes-les-infos-sur-l-episode-200_portrait_w532Comme l’affirme le Fossoyeur de Films (qui aurait préféré ne pas savoir), l’identité cachée de la mère permettait à tout un chacun de se l’imaginer à sa manière, tant physiquement que moralement. On note donc ici l’importance de l’attente et des exigences du public, qui n’aurait peut-être pas supporté d’être laissé dans l’ignorance, au sein d’une société où l’information se doit d’être disponible, accessible et omnipotente. Entre curiosité non satisfaite et possible déception, le choix a donc été fait et le développement de ce personnage, très longtemps absent à l’écran mais omniprésent dans le récit, a permis de créer une empathie supplémentaire et un regain d’attention auprès des spectateurs.

Néanmoins, le dernier épisode de la saison, étendu à 40 minutes et censé clore avec brio la sitcom ayant enflammé plus d’une génération, n’a, selon moi, pas vraiment été à la hauteur.

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En effet, après nous avoir bassiné près de 8h sur le « mariage de l’année », Robin et Barney finissent par divorcer en moins de 5 minutes. Lily et Marshall s’installent davantage dans le cliché : la carrière de ce dernier connaît une ascension remarquable tandis que sa femme, enceinte de leur troisième enfant, semble coincée à la maison pour s’occuper de leur progéniture. Après son divorce, Robin devient d’ailleurs une « vieille fille », puisqu’une journaliste à succès voyageant partout à travers le monde ne peut concilier vie de famille et vie active… Barney, quant à lui, ne connaît aucune évolution, hormis lorsqu’il termine son « mois parfait » en mettant accidentellement la 31ème fille en cloque… Et qu’il découvre l’amour de sa vie en sa petite fille nouveau né. Pour finir, on apprend que Ted raconte à ses enfants la façon dont il a rencontré leur mère, décédée entre temps, pour légitimer le fait qu’il veuille à nouveau faire la cour à leur « Tante Robin », qu’il n’a cessé d’aimer depuis tout ce temps. Du reste, la manière dont est amenée la maladie puis la mort de la mère est particulièrement abrupte et manque clairement d’émotions. De plus, si certaines péripéties restent inattendues, ce dernier épisode contient beaucoup moins de surprises que ce l’on pouvait espérer.


Après une jolie philosophie sur l’amitié éternelle à l’épreuve de la vie, la fin dégage un parfum de « déjà-vu » peu inspirant et peu enclin à l’affabulation… La conclusion laisse donc peu de place à l’imagination du spectateur et malgré un léger pincement au cœur pour cette page qui se tourne, on garde, à mon sens, le sentiment d’être resté sur notre faim…

Mais heureusement, tout n’est pas perdu grâce à la magie de CBS : que les fans se rassurent, une toute nouvelle série est en projet et porte déjà l’étonnant nom de « How I Met Your Dad », sur lequel je ne ferai aucun commentaire


Âmes sensibles s’abstenir.

Cette semaine, toujours en quête d’inspiration, je me suis promenée sur les blogs de mes collègues et je suis tombée sur le billet de Star Eyes, traitant de « L’émotion par l’image ». J’ai trouvé son article très intéressant et j’ai donc décidé de lui répondre, en élargissant son domaine d’application ainsi que ses répercussions.

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Comme l’affirme le célèbre adage, « une image vaut mille mots » et c’est pourquoi l’audiovisuelle, la photographie ou encore le graphisme tiennent une place si importante dans notre société actuelle. La médiatisation de masse, qui a réellement pris son essor lors de la démocratisation de la télévision, en est d’ailleurs un parfait exemple. Comme le dit Star Eyes, capter l’attention du public et marquer sa mémoire s’avère beaucoup plus facile si l’on utilise des images (mobiles ou statiques) plutôt qu’une suite sans fin de chiffres, pourcentages ou statistiques en tout genre. Les études scientifiques sont également unanimes. Tout message, quel qu’il soit, est plus efficacement transmis s’il est accompagné d’images qui appuient ses propos, le complètent voire même le contredisent.

Les publicités jouent donc sur cette vérité universelle et tentent, depuis un certain nombre d’années, de provoquer le téléspectateur en l’abreuvant de spots choquants et bouleversants afin de déclencher chez lui un phénomène de mémorisation plus rapide, durable et efficient. Cette pratique est couramment appelée « Shockvertising » et fait partie des stratégies de marketing très souvent utilisées par les marques, ainsi que par les institutions et, ce, dans de nombreux cas de figure.

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Que ce soit pour sensibiliser les masses à la guerre en Syrie, pour les prévenir contre les dangers de l’alcool aux volants ou pour défendre la cause des femmes battues, les publicités « Shockvertising » produites par des associations ou organisations institutionnelles sont de plus en plus fréquentes. Et si leur finalité se veut plus noble que la simple promotion de produits ou services commerciaux, il n’en reste pas moins qu’elles utilisent les mêmes tactiques de manipulation que les marques pour faire passer leur message. Que les images employées soient plus ou moins explicites, qu’elles jouent sur le réalisme ou sur la métaphore, elles s’évertuent, quoi qu’il en soit, à tirer sur la corde sensible du public…

Pour se faire, ces campagnes de publicités abordent des thèmes tels que la violence, la drogue ou la mort, en instaurant un climat anxiogène, triste ou révoltant dans l’optique d’induire, auprès des récepteurs, une réaction bien spécifique et tout à fait calculée. Ce procédé se rapproche d’ailleurs des méthodes usitées pour communiquer sur les faits divers, en réveillant chez l’Homme sa curiosité morbide et la peur de la mort qui sous-tend chacune de ses pensées.

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Par ailleurs, si les exemples donnés concernent principalement des images en mouvement, les images fixes ne sont pas délaissées pour autant (bien au contraire). L’effet de mode le plus récent en la matière concerne les photographies éprouvantes placées sur les paquets de cigarettes. Remplacer les célèbres slogans « Fumer tue » par des clichés de cancéreux ou de fœtus mal formés peut paraître plus répulsif mais ne semble pas dissuader les fumeurs qui continuent malgré tout de consommer ces « bâtonnets de mort », tout en ayant conscience des risques encourus.

Si l’efficacité d’une telle logique reste à voir, il est indéniable que cela favorise le buzz et l’engouement autour d’un phénomène de société, d’un produit ou d’une marque, dont les retombées peuvent devenir réellement surprenantes…


La beauté du paraître…

Pendant que je vagabondais sur le net en quête d’un nouveau sujet d’article pour mon blog, je suis tombée par hasard sur ceci. Cela m’a donc donné envie de vous parler de cette éternelle recherche de la perfection qui s’effectue dans la publicité, mais également dans les magazines, les clips vidéo… et de l’utilisation excessive de Photoshop dans de tels milieux.

boggie-nouveau-parfum-1On en a tous conscience, les images auxquelles nous sommes sans cesse exposés sont modifiées, corrigées, rectifiées, remaniées, en bref manipulées afin de nous faire passer un message, quel qu’il soit. Comme le sexe fait vendre, l’humain aussi. C’est pourquoi les vêtements que nous désirons porter sont présentés sur de magnifiques jeunes personnes, à la silhouette idéale, aux traits exquis, au teint impeccable, à la chevelure magnifique et au regard ardent… Ce que nous avons cependant trop tendance à oublier, c’est que ces personnes-là n’existent pas dans la vraie vie. Si certaines femmes ou certains hommes sont naturellement d’une beauté ou d’un charme exceptionnel, ils n’en sont pas moins imparfaits et nous apparaissent comme tel uniquement grâce à la magie de Photoshop (et autres logiciels de retouche d’image).

369843288edd655729971aededc00cf2Cette pratique ne peut être répréhensible en soi si ses conditions d’utilisation et ses conséquences n’étaient pas aussi désastreuses, tant sur le plan esthétique que social. Sans généraliser, de nombreux abus et bévues en tout genre ont souvent lieu dans les magazines ou les campagnes de publicité. Pour vous donner quelques exemples, certaines images sont tellement retravaillées qu’elles en deviennent complètement faussées et vides de sens. Il n’est pas rare de tomber sur des anomalies inimaginables telles que des erreurs de proportion, des angles de corps improbables, voire même des membres partiellement effacés ou tout simplement disparus. Il n’est pas rare non plus de se retrouver nez à nez avec des modèles aux jambes interminables (à remiser Adriana Karembeu au placard) et à la taille de guêpe affamée, malgré une poitrine généreuse.

S’il est dur de s’en rendre compte au premier coup d’œil, on peut pourtant s’en apercevoir au moyen des fameux « Avant / Après » qui prolifèrent sur la toile. Un regard acéré et attentif permet néanmoins d’identifier ces déformations et de rester critique vis-à-vis de cette perfection artificielle qui cherche à tout prix à standardiser les canons de beauté de la société. Toutefois, les individus les plus fragiles et influençables ne sont en rien protégés par ce type « d’attaque » indirecte mais bien réelle. On pense tout de suite aux adolescentes en pleine puberté qui voient leur apparence se métamorphoser inexorablement et qui n’ont comme seul repère que les images lissées et dénaturées auxquelles elles souhaitent ressembler quoi qu’il en coûte. Cette quête impossible de la perfection peut, si elle n’est ni contrôler, ni relativiser, provoquer de graves dommages auprès de ces jeunes filles, pouvant aller du simple manque de confiance en soi à l’anorexie morbide.

Aerie-ad-Real-campaign-unretouched-model-2014-01Sans diaboliser les retouches d’image en tant que tel, il est important de faire la part des choses entre le réel et l’hyper-réel, ou entre la réalité et le simulacre comme l’appelle Baudrillard. Pour éviter une telle confusion, un petit nombre d’entreprises ont alors décidé de revenir en arrière en prônant un retour au naturel et en limitant leur usage de Photoshop. Des compagnies comme Aerie ou Dove (l’une des pionnières du genre) ont donc choisi de lancer des campagnes de publicités sans retoucher les mannequins recrutés afin de mettre en avant des principes importants tels que la valorisation de la beauté naturelle et l’acceptation de soi. Même si les photographies (ou les vidéos) sont tout de même corrigées dans le but de faire ressortir la marque et la qualité du produit, ces retouches restent minimes et reposent sur des préceptes se voulant beaucoup plus sains.

Par ailleurs, de plus en plus de célébrités s’opposent dorénavant à ce que l’on retouche leur corps sur les images médiatiques diffusées au public. Des stars internationales comme Beyoncé ont donc lutté pour conserver leur apparence ordinaire (exception faite des tonnes de maquillage utilisées lors des séances photo et des possibles interventions de chirurgie esthétique qu’elles ont pu subir) et promouvoir ainsi la beauté naturelle et tout ce qui s’en suit. Malgré tout, de nombreuses questions continuent de se poser concernant ce « retour au naturel ».

Beyonce-joue-les-sirenes-dans-la-nouvelle-campagne-de-pub-H-M_portrait_w674-2Si de nombreux internautes s’enthousiasment déjà, d’autres s’interrogent quant à la réception de telles campagnes de publicité, au vu de l’habitude de consommation que nous avons de ces images standardisées, où rien ne dépasse et tout semble parfait. Il paraît pourtant raisonnable de tenter d’allier corrections mineures et esthétisme, sans dénaturer le physique des modèles employés tout en conservant l’aspect séducteur de la publicité.

Quant aux personnalités publiques rendues ainsi éternelles à l’instar des diamants, un long processus de renonciation devra probablement se mettre en place, transformant les mentalités pour le bien de la société, sans pour autant défigurer le rêve et les fantasmes qu’elles ne cesseront d’inspirer…


Adaptons-le !

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Une adaptation cinématographique est un film basé sur une œuvre existante tel qu’un livre, un jeu vidéo, une série télévisée, ou encore un dessin animé. En critique littéraire et artistique, l’adaptation est « l’ensemble de modifications apportées à une œuvre que l’on souhaite exprimer dans une autre forme que sa forme originale » (Etudier.com)

Une adaptation cinématographique est donc un procédé consistant à mettre en images (ou en récit) un roman, ou tout autre médium jugé prometteur. Qu’il soit choisi en fonction de son succès, de sa qualité romanesque, esthétique ou de son potentiel graphique, il passe d’une forme médiatique à une autre afin de toucher un plus large public. Une telle adaptation peut être également réalisée dans le seul but d’exploiter un filon intéressant ou tout simplement « lucratif ».

Pour illustrer cette théorie, nous pouvons reprendre l’exemple de Bilbo Le Hobbit déjà cité dans un précédent article. Après avoir adapté les trois tomes du Seigneur des Anneaux et profité de leurs retombées extraordinaires, le roman pour enfant a lui aussi subi une transformation médiatique, et d’ailleurs, l’une des plus improbables qui soient. Sans me répéter, je vous laisserai relire la conclusion du billet en question car je souhaiterais vous parler d’autres exemples similaires. En effet, de nombreux autres ouvrages à succès ont été choisis pour être adaptés au cinéma.

Les best-sellers Harry Potter, qui ont fait aimer la lecture à la quasi-totalité d’une génération, ont été métamorphosés en blockbusters quelques années après leur sortie. Si les adaptations de ce genre ne sont pas « mauvaises », il est tout de même impossible de retranscrire à l’écran tout l’univers et les subtilités du récit. Il paraît normal qu’un opus de prés d’un millier de pages, contenant des millions de détails, ne puisse être transmuté parfaitement de par les contraintes financières, temporelles et humaines propres au cinéma.

Le travail d’adaptation en lui-même est d’ailleurs long et fastidieux et n’est que compromis et raccourcis effectués dans l’histoire. S’il est parfois réalisé en collaboration avec l’auteur de l’œuvre initiale, il n’est pas évident de le convertir en œuvre cinématographique. En ce qui concerne les romans, il est souvent nécessaire de supprimer des pans entiers du récit, de mettre de côté certains personnages s’ils sont trop nombreux ou jugés peu intéressants… Comme le disait Franck Capra, il s’agit, quoi qu’il arrive, de « tout sacrifier au rythme ».

L’acte de lire est bien différent de celui de regarder un film : les modes de consommation sont loin d’être identiques, les attentes divergent et les conditions psychologiques de réception sont aussi dissemblables. De plus, une bonne adaptation doit suffisamment s’éloigner de l’œuvre originale pour ne pas créer de répétition pure et dure mais elle ne doit pas trop s’en distinguer de peur de lui être totalement étrangère. Quoi qu’il arrive, la réalisation d’une adaptation cinématographique n’est pas à l’abri des déceptions ou désappointements qui peuvent en découler.

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Mon expérience la plus récente en la matière concerne le livre Dôme de Stephen King et la série Under The Dome, censée reprendre son histoire. Si la série est très bien réalisée, je suis réellement tombée des nues lorsque j’ai commencé le livre et que je me suis rendue compte que l’un des personnages principaux de la série tv se faisait, en réalité, « zigouillé » dans les premières pages de l’ouvrage. On voit donc bien que l’adaptation peut être plus ou moins fidèle à l’œuvre dont elle est, au départ, tirée.

Il existe d’ailleurs plusieurs types d’adaptation : on peut noter l’existence de plusieurs appellations telles que « tiré d’une histoire vraie », « d’après l’œuvre de… », « inspiré de…. ». Mais aucune d’entre elles, quelle que soit la façon dont elle est modifiée, ne peut échapper au risque de déformation ou de variation majeure de son contenu originel. C’est pourquoi il existe des droits d’auteurs spécifiques proscrivant ce genre de pratique afin d’éviter tout type de problèmes susceptibles d’être engendrés par le passage d’un médium à un autre.

Bien que les intentions puissent être louables si elles permettent l’accessibilité d’une oeuvre sous une autre de ses formes, le résultat n’est pas toujours à la hauteur… Il ne faut pourtant pas généraliser car on se rend bien compte que cette considération est loin d’être universelle lorsqu’on prend comme exemple la série Game of Thrones, qui reprend brillamment les différents tomes du livre du même nom…