Archives mensuelles : avril 2014

The End

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Comme l’a si bien dit ma collègue Media lors de sa dernière entrée, il est maintenant temps de nous dire au revoir. Je voulais donc vous écrire un petit mot pour vous remercier, professeur comme camarades de classe, pour cette session fort intéressante et riche en connaissances et réflexions. J’ai passé une très bonne année au Québec où j’ai tenté de profiter au maximum de l’enseignement qui nous est donné ici et qui constitue un véritable trésor de savoirs et savoir-faire, le tout offert avec passion et pédagogie… Je vous souhaite finalement à tous une très bonne continuation, en espérant croiser à nouveau votre chemin au hasard de la vie ! Merci et au revoir !

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Thank Your For Speaking…

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Pour ce dixième et dernier billet, j’ai décidé de vous parler d’un film dont nous avons déjà discuté en cours et que j’ai visionné il y a peu. Il s’agit du célèbre Thank You For Smocking, réalisé par Jason Reitman et sorti en 2006. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, il donne un aperçu humoristique et édulcoré de la vie d’un « lobbyiste », ou, autrement dit, d’un communicant chargé de défendre une cause controversée et impopulaire : l’industrie du tabac aux États-Unis.

autocollant-panneau-interdit-fumerLa cigarette, que l’on voyait autrefois partout à la télévision, dans les publicités, les lieux publics… s’est vue diabolisée il y a quelques années lorsque les « scientifiques » se sont rendus compte de sa toxicité pour l’organisme. Aujourd’hui encore, il subsiste une certaine division entre le clan des non-fumeurs et celui des fumeurs, dont l’effectif n’a pas réellement diminué malgré tous les efforts entrepris dans ce but. Je l’ai déjà évoqué dans mon article sur le « Shockvertising » mais placer des images choquantes sur les paquets de cigarettes afin de dissuader les fumeurs ne semblent pas avoir été d’une grande efficacité. Toute la prévention réalisée autour du tabagisme passif, ainsi que les interdictions de plus en plus nombreuses (qui restent pourtant maigres en Europe, en comparaison avec celles du continent Nord-Américain), si elles sont plus contraignantes, n’empêchent toujours rien. Et le film Thank You For Smocking ne se veut pas aussi moralisateur qu’on voudrait le croire.

thank-you-for-smoking_01-300x300S’il ne glorifie pas pour autant le fait de fumer, il place le tabac au même niveau que l’alcool et les armes à feu. Comme le dit si bien Nick Naylor, bien que le tabac tue des centaines de personnes par jour, la cause principale de mortalité dans l’état du Vermont reste le cholestérol. Si les effets nocifs de la cigarette ont été prouvés, le changement de mentalité, l’addiction et parfois l’effet de mode qui perpétuent sa consommation ne peuvent se modifier que très lentement tant cette pratique s’est ancrée dans nos vies de tous les jours. On entend parfois dire que la cigarette est un vecteur de socialisation, tout comme l’alcool peut l’être, mais il ne faut pas oublier que tout produit, s’il est consommé avec excès, a beaucoup plus de chance de créer des problèmes que si son « absorption » reste anecdotique. Comme le montre le film, il ne s’agit donc pas de moraliser ou même de « traumatiser » les fumeurs afin qu’ils arrêtent de fumer ou les non-fumeurs pour éviter qu’ils ne commencent, il faut plutôt informer justement la population pour qu’elle prenne conscience des risques qu’elle encoure et qu’elle choisisse en fonction de ces considérations.

4Thank Your For Smocking, malgré son titre, n’est donc pas un long métrage dont la problématique porte uniquement sur l’industrie du tabac et toutes les polémiques qui en découlent, mais c’est également une « critique » de la communication et de la manipulation des masses par les « grands de ce monde ». Si une image vaut mille mots, la parole reste un instrument de pouvoir redoutable. Et comme nous pouvons le voir à la toute fin du film, si Nick Naylor ne travaille plus pour « Big Tobacco », il trouve toujours une autre « cause perdue » à défendre. Sans oublier que, selon lui, lorsque l’on dispose des bons arguments et qu’on a la capacité communicative nécessaire, on ne peut jamais avoir tort (même si c’est le cas).

Thank You For Smocking recèle donc en lui un trésor de « littératie médiatique » et nous montre à quel point il est facile de faire passer un message, quel que soit son sujet et son degré de vérité et de moralité… Enfin, pour conclure le film, Nick Naylor affirme que « Mickael Jordan joue au basket, Charles Manson tue des gens, je parle… Chacun a un talent » et met ainsi sur le même pied d’égalité le fait d’être un tueur en série et un bon communicant, de quoi se poser de sérieuses questions quant aux conséquences d’une telle conception dans le monde de la communication et de ceux qui l’utilisent à leur profit.


« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. » – Jacques Brel

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Québec, je t’ai espéré.

Je t’ai attendu.

Je t’ai aimé.

Tu vas tellement me manquer.

C’est le cœur un peu lourd, je dois l’avouer, que Média va quitter la blogosphère québécoise.

9 mois perdue dans le Grand Nord Blanc, et des souvenirs à n’en plus finir.

Je me souviendrai de la première fois où j’ai parlé à un québécois et que j’ai bien cru ne jamais réussir à comprendre, je me souviendrai de ma première journée à -20°C et de la première fois que j’ai vu mes cheveux geler (!) ; de la première poutine que j’ai mangée, de la route 117 (tout droit, toujours tout droit et… des sapins, des sapins, des sapins ! ), des activités made in Québec comme la pêche sur glace ou encore le chien de traineau, des centaines de kilomètres parcourus…

Je me souviendrai aussi des personnes que j’ai rencontrées, entre québécois, parisiens et lyonnais, de la « Team A7 », appelés aussi les « Amazing flatmates », qui m’auront accompagnés durant toute cette aventure.

Je retiendrai le Blitz de Cathy, les courts métrages pour Louis-Paul, les prototypes fonctionnels pour David,… Je me rappellerai des rush de fin de session qui vont de paire avec les nuits blanches. Je retiendrai tout ça, et plus encore.

Oui, cet article est complètement en marge par rapport à la vocation première de ce blogue. Mais il faut bien se dire au revoir quand même, non ? Même si je ne viendrai plus publier ici, je continuerai à pratiquer la désormais bien connue littératie médiatique, une autre de mes nombreuses découverte de cette année et je retourne reprendre mes études en communication avec dans mon bagage cette jolie parenthèse québécoise.

C’est ici que l’on se quitte.


Facebook : Simulacres et Simulation des Relations Humaines

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Pour cet avant-dernier billet, j’ai décidé d’aborder un sujet dont nous avons beaucoup discuté en classe et qui fait aujourd’hui partie de notre quotidien…

Même si un petit village d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur, le virus Facebook a contaminé, en dix ans, 1.23 milliards de porteurs sains. Le réseau social le plus populaire et lucratif de notre planète recèle à présent un trésor de comportements à observer, fruit d’une modification profonde de notre conception de l’amitié et des rapports interindividuels.

facebook-downDe nos jours, Facebook est devenu le moyen de communication par excellence et notre ultime système de référence (« Je l’ai vu/lu sur FB »). Malgré ces nombreux avantages (qui ne le sont pas forcément si on les regarde de plus près), il a engendré en nous une fainéantise croissante en termes de relations humaines… On l’oublie trop souvent mais construire et entretenir une relation avec autrui demande de l’énergie, que nous sommes de moins en moins enclins à consacrer.

Petit à petit, Facebook s’est révélé être le royaume de l’apparence et de la simulation. Grâce à lui, nous avons l’impression de rester en contact sans jamais rien se dire. Nous avons l’impression de se connaître sans jamais s’être rencontrés. Nous avons l’impression de n’être jamais seul sans être entourés… Il devient alors facile de se construire son propre monde, son hyper-réel où tout semble idéal et qui l’est en effet puisque rien n’est véritable.

eed26587cc75ac71092fb50c1a9173b5Il est possible alors de se faire passer pour ce que nous ne sommes pas. De se cacher derrière l’anonymat et d’échapper ainsi aux conséquences de nos actes. De délaisser nos proches sous couvert d’une amitié virtuelle et vide de sens. Tout semble facile et tout se délite. L’indifférence se déguise derrière les faux semblants et les quelques mots sporadiques jetés à l’occasion sur le clavier. Incapables de se souvenir d’une date d’anniversaire, le calendrier Facebook nous permet de paraître attentifs et concernés. Les bonnes comme les mauvaises nouvelles s’affichent sans pitié et sans filtre sur l’écran du moniteur impassible et insensible.

Et dans un monde où tout change si vite, à l’exception des mentalités, que deviendrons-nous dans quelques années, quand afficher ses propres opinions et défendre son avis devient plus tabou que la sexualité ? Et quelle conception travestie, virtualisée et aseptisée nos enfants auront-ils de l’amitié et de la proximité humaine qui constituaient autrefois notre richesse la plus inestimable ?


A l’ère de la médiatisation.

Vous le savez, étudiante depuis plusieurs années en communication, je voue un intérêt tout particulier pour les médias dans leur ensemble et ce n’est pas la première fois que je me penche sur ce phénomène où la France n’est pas en reste : la médiatisation.

Terme bien que désormais passé dans le langage courant, son emploi n’est pourtant pas aisée. Au fond, que pouvons nous entendre par médiatisation ? Mise en scène de l’actualité pour émouvoir le spectateur ? Recherche de l’immédiat par les journalistes et les organes d’information en continue au détriment d’une véritable construction intellectuelle et encore plus au détriment de la médiation ? Comment la France qui se croyait à l’abri en est-elle arrivée là ?

Il faut noter que ce phénomène de médiatisation touche de manière inégale les différents supports. Il semble que cela touche en premier lieu la télévision avec les chaînes d’informations en continue qui vont vous bombarder d’informations à longueur de journée, avec un ton haletant, des titres qui se veulent percutants et une hiérarchisation des évènements qui laissent à désirer, et surtout un traitement de l’information uniquement en surface. Malheureusement, les chaines d’informations en continue ne sont pas les seules victimes de ce phénomènes, les journaux télévisés en général tirent de plus en plus vers ce procédé également. Certains s’entendent pour dire que les radios grand public font également partie des « victimes », de même que la presse écrite nationale.

Cette médiatisation qui semblait toucher uniquement les États Unis au premier abord a bien fini par toucher la France. Malgré l’équipement tardif de la population en télévision et un éloignement de la doctrine « la presse comme quatrième pouvoir » qui a fait surface au cours des années 70 sur le continent américain, nous aurions pu nous croire à l’abri. Il n’en est rien, nos médias français ont fini par adopter, bon gré mal gré, la standardisation de l’information ; partant tous à la quête d’un objectif commun : le profit, que cela soit par la vente ou par l’audience.

Sans diaboliser les médias et plus spécifiquement les médias français, il semble qu’une interrogation soit nécessaire quant à cette médiatisation en croissance. Quel crédit donner à l’information qui nous est transmise ? Quel(s) moyen(s) se donner pour essayer de passer au dessus du virus médiatisation ?

Un peu de littératie médiatique, peut être…


How I (Finally) Met Your Mother

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Cette semaine a marqué la fin d’une ère : le dernier épisode de la dernière saison de la célèbre sitcom a enfin été dévoilé. Après un suspense insoutenable (ou pas), tout au long d’une saison riche en rebondissements (…), Ted a finalement rencontré la future Madame Mosby.

La série, directement inspirée de l’initiatrice Friends, a donc (enfin) touché à sa fin, après un essoufflement scénaristique particulièrement flagrant. Sans pour autant remettre en cause l’importance et la qualité de ce produit dans le paysage télévisuel actuel, elle a probablement, comme l’a mentionné Carol Hett, un peu trop tardé à tirer sa révérence…

Comme le dit le Fossoyeur de Films, dès la saison 6, la « sitcom la plus brillante du moment » a succombé à une « crise d’inspiration » sans précédent. Ce qu’il qualifie de « phénomène de la culture pop », dépeignant notre société moderne de manière fort pertinente et incisive, aux mécanismes comiques imprenables et aux réflexions « hilarantes et pleines de justesse », s’est vu prendre de plus en plus d’axes narratifs improbables, tout en ré-exploitant avec excès les codes établis dans les premières saisons. Son statut « culte » est alors devenu obsolète de par la rigidité de son cadre et de son fonctionnement, et sa « réactivité » à l’actualité, qui faisait sa force auparavant, s’est vite asphyxiée à cause de son progressif « manque d’inventivité ».

how-i-met-your-mother-season-9-spoilers-7Bien que les scénaristes aient tenté de donner un nouveau souffle à la série, cela ne l’a pas renouvelée pour autant. Après des moments se voulant plus dramatiques, comme la mort du père de Marshall, l’annonce de la stérilité de Robin ou les relations amoureuses toujours aussi désastreuses de Ted, l’intrigue semblait tourner en rond… C’est alors qu’a été exploitée (peut-être à outrance) la relation impossible entre Barney et Robin, soldé par un mariage d’apparence interminable et sans grand intérêt.

Ce sur quoi la saison 9 s’est étalée, durant 22 épisodes (soit, rappelons-le, 8h de programme pour 48h de récit), sous couvert d’en apprendre plus sur la fameuse « Maman », dont l’identité et la personnalité ont nourri les fantasmes de millions de téléspectateurs pendant près de 10 ans. Si les avis divergent concernant cette fameuse révélation, tout comme on se demande encore si J.K Rowling n’aurait pas mieux fait de tuer Harry Potter, la découverte de ce nouveau personnage, œuvrant aux dépens de la progression générale de l’histoire, a meublé la neuvième saison sans pour autant la rendre beaucoup plus captivante.

How-I-Met-Your-Mother-saison-9-toutes-les-infos-sur-l-episode-200_portrait_w532Comme l’affirme le Fossoyeur de Films (qui aurait préféré ne pas savoir), l’identité cachée de la mère permettait à tout un chacun de se l’imaginer à sa manière, tant physiquement que moralement. On note donc ici l’importance de l’attente et des exigences du public, qui n’aurait peut-être pas supporté d’être laissé dans l’ignorance, au sein d’une société où l’information se doit d’être disponible, accessible et omnipotente. Entre curiosité non satisfaite et possible déception, le choix a donc été fait et le développement de ce personnage, très longtemps absent à l’écran mais omniprésent dans le récit, a permis de créer une empathie supplémentaire et un regain d’attention auprès des spectateurs.

Néanmoins, le dernier épisode de la saison, étendu à 40 minutes et censé clore avec brio la sitcom ayant enflammé plus d’une génération, n’a, selon moi, pas vraiment été à la hauteur.

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En effet, après nous avoir bassiné près de 8h sur le « mariage de l’année », Robin et Barney finissent par divorcer en moins de 5 minutes. Lily et Marshall s’installent davantage dans le cliché : la carrière de ce dernier connaît une ascension remarquable tandis que sa femme, enceinte de leur troisième enfant, semble coincée à la maison pour s’occuper de leur progéniture. Après son divorce, Robin devient d’ailleurs une « vieille fille », puisqu’une journaliste à succès voyageant partout à travers le monde ne peut concilier vie de famille et vie active… Barney, quant à lui, ne connaît aucune évolution, hormis lorsqu’il termine son « mois parfait » en mettant accidentellement la 31ème fille en cloque… Et qu’il découvre l’amour de sa vie en sa petite fille nouveau né. Pour finir, on apprend que Ted raconte à ses enfants la façon dont il a rencontré leur mère, décédée entre temps, pour légitimer le fait qu’il veuille à nouveau faire la cour à leur « Tante Robin », qu’il n’a cessé d’aimer depuis tout ce temps. Du reste, la manière dont est amenée la maladie puis la mort de la mère est particulièrement abrupte et manque clairement d’émotions. De plus, si certaines péripéties restent inattendues, ce dernier épisode contient beaucoup moins de surprises que ce l’on pouvait espérer.


Après une jolie philosophie sur l’amitié éternelle à l’épreuve de la vie, la fin dégage un parfum de « déjà-vu » peu inspirant et peu enclin à l’affabulation… La conclusion laisse donc peu de place à l’imagination du spectateur et malgré un léger pincement au cœur pour cette page qui se tourne, on garde, à mon sens, le sentiment d’être resté sur notre faim…

Mais heureusement, tout n’est pas perdu grâce à la magie de CBS : que les fans se rassurent, une toute nouvelle série est en projet et porte déjà l’étonnant nom de « How I Met Your Dad », sur lequel je ne ferai aucun commentaire