Adaptons-le !

Fond-litterature-et-cinema

Une adaptation cinématographique est un film basé sur une œuvre existante tel qu’un livre, un jeu vidéo, une série télévisée, ou encore un dessin animé. En critique littéraire et artistique, l’adaptation est « l’ensemble de modifications apportées à une œuvre que l’on souhaite exprimer dans une autre forme que sa forme originale » (Etudier.com)

Une adaptation cinématographique est donc un procédé consistant à mettre en images (ou en récit) un roman, ou tout autre médium jugé prometteur. Qu’il soit choisi en fonction de son succès, de sa qualité romanesque, esthétique ou de son potentiel graphique, il passe d’une forme médiatique à une autre afin de toucher un plus large public. Une telle adaptation peut être également réalisée dans le seul but d’exploiter un filon intéressant ou tout simplement « lucratif ».

Pour illustrer cette théorie, nous pouvons reprendre l’exemple de Bilbo Le Hobbit déjà cité dans un précédent article. Après avoir adapté les trois tomes du Seigneur des Anneaux et profité de leurs retombées extraordinaires, le roman pour enfant a lui aussi subi une transformation médiatique, et d’ailleurs, l’une des plus improbables qui soient. Sans me répéter, je vous laisserai relire la conclusion du billet en question car je souhaiterais vous parler d’autres exemples similaires. En effet, de nombreux autres ouvrages à succès ont été choisis pour être adaptés au cinéma.

Les best-sellers Harry Potter, qui ont fait aimer la lecture à la quasi-totalité d’une génération, ont été métamorphosés en blockbusters quelques années après leur sortie. Si les adaptations de ce genre ne sont pas « mauvaises », il est tout de même impossible de retranscrire à l’écran tout l’univers et les subtilités du récit. Il paraît normal qu’un opus de prés d’un millier de pages, contenant des millions de détails, ne puisse être transmuté parfaitement de par les contraintes financières, temporelles et humaines propres au cinéma.

Le travail d’adaptation en lui-même est d’ailleurs long et fastidieux et n’est que compromis et raccourcis effectués dans l’histoire. S’il est parfois réalisé en collaboration avec l’auteur de l’œuvre initiale, il n’est pas évident de le convertir en œuvre cinématographique. En ce qui concerne les romans, il est souvent nécessaire de supprimer des pans entiers du récit, de mettre de côté certains personnages s’ils sont trop nombreux ou jugés peu intéressants… Comme le disait Franck Capra, il s’agit, quoi qu’il arrive, de « tout sacrifier au rythme ».

L’acte de lire est bien différent de celui de regarder un film : les modes de consommation sont loin d’être identiques, les attentes divergent et les conditions psychologiques de réception sont aussi dissemblables. De plus, une bonne adaptation doit suffisamment s’éloigner de l’œuvre originale pour ne pas créer de répétition pure et dure mais elle ne doit pas trop s’en distinguer de peur de lui être totalement étrangère. Quoi qu’il arrive, la réalisation d’une adaptation cinématographique n’est pas à l’abri des déceptions ou désappointements qui peuvent en découler.

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Mon expérience la plus récente en la matière concerne le livre Dôme de Stephen King et la série Under The Dome, censée reprendre son histoire. Si la série est très bien réalisée, je suis réellement tombée des nues lorsque j’ai commencé le livre et que je me suis rendue compte que l’un des personnages principaux de la série tv se faisait, en réalité, « zigouillé » dans les premières pages de l’ouvrage. On voit donc bien que l’adaptation peut être plus ou moins fidèle à l’œuvre dont elle est, au départ, tirée.

Il existe d’ailleurs plusieurs types d’adaptation : on peut noter l’existence de plusieurs appellations telles que « tiré d’une histoire vraie », « d’après l’œuvre de… », « inspiré de…. ». Mais aucune d’entre elles, quelle que soit la façon dont elle est modifiée, ne peut échapper au risque de déformation ou de variation majeure de son contenu originel. C’est pourquoi il existe des droits d’auteurs spécifiques proscrivant ce genre de pratique afin d’éviter tout type de problèmes susceptibles d’être engendrés par le passage d’un médium à un autre.

Bien que les intentions puissent être louables si elles permettent l’accessibilité d’une oeuvre sous une autre de ses formes, le résultat n’est pas toujours à la hauteur… Il ne faut pourtant pas généraliser car on se rend bien compte que cette considération est loin d’être universelle lorsqu’on prend comme exemple la série Game of Thrones, qui reprend brillamment les différents tomes du livre du même nom…

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