Archives mensuelles : janvier 2014

SeeThru bientôt sur votre nez ?

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Nous nous souvenons tous de la « révolution » qu’a créée Google il y a quelques temps en lançant son nouveau petit bijou ; j’ai nommé les Google Glass. Vous savez, ces lunettes de réalité augmentée équipée d’une caméra, d’un micro, d’un pavé tactile, d’un accès internet ; bref, un smartphone sur votre nez. Oubliez les Google Glass ! Maintenant, il y a SeeThru de Laster Technologies !

Encore à l’état de prototype et en attente de financement, SeeThru a déjà été testé par différentes entreprises ainsi que par l’armée.

En plus d’avoir « […] un champ de vision deux à trois fois plus large que les lunettes Google Glass », SeeThru possède bon nombre de fonctionnalités que son grand frère de chez Google ne comporte pas : un système de géolocalisation, des informations architecturales pour bon nombre de monuments célèbres, des itinéraires, obtention d’informations sans même avoir besoin de les chercher (oui, même si vous ne voulez pas savoir, ce n’est pas l’affaire de SeeThru, il va quand même vous afficher toute sa culture ! ).

Dans un monde qui veut que l’on soit over-connecté, qui nous fournit des stimuli visuels à longueur de temps ; que va -t- il rester de nous et de nos cervelles quand nous aurons tous SeeThru ou un de ses collègues sur notre nez ?

Et plus encore, on nous parle depuis le lancement des smartphones des effets néfastes que ces derniers ont sur notre santé par toutes les ondes que ces derniers dégagent. Qu’allons nous dire de lunettes connectées en permanence au Wifi à quelques centimètres de notre cerveau ? Ah, pardon ! Là n’est pas le débat. On va d’abord voir que cet outil est formidable pour ensuite nous dire que ce n’est pas bien ! J’avais oublié, cela relève des petites joies du marketing…

Malgré tout cela, on ne perdra pas de vue que les avancées technologiques gardent un côté fascinant et que SeeThru ainsi que toutes les technologies qui le précèdent et toutes celles qui sont encore à venir nous surprennent toujours un peu plus.

Alors… Dites bonjour à ce nouveau jouet technologique !

Source : http://techno.lapresse.ca/nouvelles/produits-electroniques/201401/15/01-4729023-lancement-des-premieres-lunettes-sans-fil-en-realite-augmentee.php

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Contre l’exploitation abusive des idées…

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Cette semaine, j’ai décidé de revenir sur les propos tenus par The Architect, dans son blog. Son dernier article traite, en effet, des franchises cinématographiques (telles que Star Wars, James Bond…), de leur exploitation quasi-sempiternelle et des retombées financières, sociales et culturelles qui en découlent.

Comme mon collègue, je suis d’accord pour reconnaître qu’il vaut mieux éviter de juger une œuvre avant même qu’elle ne soit produite. On ne peut pas se lamenter, par exemple, sur le fait que Disney ait racheté les droits de la Guerre des Étoiles avant même d’en avoir vu le résultat. On ne peut pas non plus blâmer les firmes telles que Marvel, qui tente, aussi longtemps que possible, de profiter du filon inépuisable que constituent les super-héros américains, sources indéniables de recettes et de bonnes places au box-office.

Il est également vrai que certaines séries de films, certains mythes cinématographiques font partie aujourd’hui de notre héritage culturel, si ce n’est de notre histoire personnelle… Qui n’a jamais dit d’un film qu’il l’a vraiment marqué(e), qu’il (ou elle) en est ressorti(e) bouleversé(e) ? Si ce n’est pas le cas de toutes les « œuvres » cinématographiques, de tous les genres ou de toutes les époques, on ne peut pas nier le fait que les émotions véhiculées produisent souvent en nous un ressenti, une empathie particulière… Certaines d’entre elles ne nous laissent pas indifférents et peuvent même nous aider à grandir ou à percevoir certaines choses, jusque là ignorées ou méconnues. Elles composent également des souvenirs, bons ou mauvais, lorsqu’elles sont reçues en famille, entre amis… dans des moments de partage et de complicité, ou de tristesse et de regrets…

Je suis finalement la première à dire qu’il peut y avoir du bon dans tout film, quel que soit son sujet et sa manière de l’aborder. Si je suis ce qu’on peut qualifier de « bon public », je pense qu’il faut, quoi qu’il en soit, apprendre à être tolérants et garder l’esprit ouvert afin d’élargir son horizon d’attente et façonner ses propres goûts en matière de cinéma (comme dans beaucoup d’autres domaines).

Mais s’il y a bien quelque chose que j’ai beaucoup de mal à admettre et à supporter, c’est ce que l’on pourrait appeler « l’exploitation abusive des idées ». Lorsqu’un concept connaît un succès indéniable, il paraît normal, voire humain, de chercher à le mener le plus loin possible, dans le but d’en tirer un maximum (notamment en terme de profits et de renommée). Il devient cependant contre-productif, si ce n’est absurde, de dépasser les limites de ce que l’on peut tirer de l’essence d’une idée, jusqu’à ce qu’elle se trouve complètement asséchée et vide de sens.

Je souhaiterais parler, en particulier, des séries télévisées qui, même si elles ont connu un succès incontestable, ne cesse d’être produites malgré un indubitable essoufflement scénaristique et une baisse de l’intérêt du public au fil du temps. Si l’histoire qu’elles portent en elles ne peut se renouveler à l’infini, les producteurs décident tout de même de tenter le diable, quitte à décevoir leurs spectateurs… Et même si nous avons conscience que les scénaristes des séries télé travaillent dans des conditions difficiles, avec la plupart du temps un flagrant manque de temps, on voit souvent, au fil des saisons et des épisodes, leur imagination se tarir et conduire à des situations impossibles, à des lieux de la substance originelle de la série.

Je pourrais prendre comme exemple la série How I Met Your Mother, dont la neuvième et dernière saison ne cesse de me déconcerter. Pour donner une idée plus précise à ceux qui ne la suivrait pas, cette saison, dont déjà une quinzaine d’épisodes d’une vingtaine de minutes a été diffusée, n’a fait progresser l’intrigue que de 48h (dans la temporalité de la série). C’est à dire que 15 fois 20 minutes, soit 300 minutes, soit 5 heures au total ont été gaspillées en gags surannés et en discussions inutiles, laissant de côté tout l’humour et le dynamisme qui étaient au fondement de cette série…

Mais ce précepte peut tout aussi bien s’appliquer aux œuvres cinématographiques, et nous pouvons l’illustrer avec la trilogie de Bilbo le Hobbit. Suite au triomphe du Seigneur des Anneaux, les producteurs ont souhaité renouvelé l’expérience en découpant le roman de Tolkien en trois formats de 160 minutes, alors que, rappelons-le, le livre original ne dépasse pas les 300 pages… Si nous pouvons nous questionner sur le fait que les productions cinématographiques et télévisuelles possèdent ou non une « aura » comme le conçoit Walter Benjamin, il paraît évident qu’à trop les exploiter, elles finissent par en être totalement dépourvues…


Liberté d’expression VS Littératie médiatique

w960_h540Comme je l’ai déjà dit lors de ma première publication, la liberté d’expression est, de mon point de vue, l’un des droit les plus fondamentaux dont s’est dotée l’Humanité (ou du moins, celle qui a la chance de prospérer dans un pays « libre »).

Si nous avons démocratiquement le droit de donner notre avis sur à peu près tous les sujets possibles et imaginables, il faut pour autant le faire à bon escient, si possible de manière « intelligente » et en restant « politiquement correct ». Mais se forger son propre avis et pouvoir l’exprimer nécessite tout d’abord une certaine aptitude à lire et à décoder les messages médiatiques dont nous sommes sans cesse abreuvés. Cette capacité est appelée « littératie médiatique ».

Ce terme, peu utilisé en France mais couramment employé outre-atlantique, est une traduction directe de l’anglais « literacy ». Celui-ci renvoie globalement à la capacité à lire et à comprendre l’écrit, ce que nous désignons par « l’alphabétisation » de la population. Mais accolé à l’adjectif « médiatique », le terme de « littératie » prend, comme nous venons de le voir, un sens beaucoup plus spécifique.

Or cette capacité à maîtriser le langage médiatique, à le comprendre, voire même à l’utiliser, n’est pas forcément accessible à tout le monde, et cela paraît bien normal au regard de l’information télévisuelle, radiophonique ou numérique qui nous est pré-mâchée et distribuée comme telle.

Mais si les différents reportages et autres articles de presse que nous avons l’habitude de consommer peuvent paraître très sérieux, bien construits et extrêmement réfléchis, il faut tout de même se méfier : ils le sont bien souvent mais le message qu’ils véhiculent, de manière plus ou moins explicite, n’est pas toujours aussi honnête et assumé en tant que tel.

C’est pourquoi il est nécessaire de conserver une attitude critique et rationnelle envers les médias et les messages qu’ils cherchent à nous transmettre. Sans pour autant devenir des « paranoïaques » de l’information, ni d’aller se jeter dans toutes les théories du complot existantes, il faut apprendre à façonner sa propre opinion, en croisant ses sources et en faisant attention au contexte d’émission de ses informations.

En effet, les messages médiatiques sont produits par des êtres humains, pour des êtres humains, et d’un côté comme de l’autre, aucun d’entre eux ne peut être totalement neutre et objectif. Les techniques de déformation et de manipulation de l’information dont usent parfois les médias peuvent être redoutables si le produit médiatique est consommé comme tel, sans le long travail de mastication qui en facilite la digestion, pour une absorption utile et efficace… Pour se faire, il n’existe pas de recette miracle : il s’agit de s’exercer au quotidien et de garder l’œil et l’esprit ouverts à tout moment…


Interrogations éthiques à travers la série House of Cards.

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House of Cards, série américaine ayant vue le jour en 2013 est, pour sûr, une série télé qui révolutionne le genre. Politique, manipulation et cruauté, le tout assemblé afin de vous créer un ensemble intelligent et qui ne manque pas moins d’intérêt.

Plus que de traiter de la vie politique américaine, et plus spécifiquement de ses coulisses, House of Cards se penche également sur l’influence des médias dans ce milieu qui se veut complexe et exaltant. Il n’y a plus besoin de le prouver : dans le domaine de la politique, les médias ne sont pas de simples spectateurs ou rapporteurs d’informations. Ils jouent, depuis de nombreuses années déjà, un rôle clé ; le but étant d’être le premier à obtenir l’information et de la rendre public rapidement et ce grâce à des sources les plus fiables et les plus proches possibles du Pouvoir. C’est bien de tous ces aspects que la série House of Cards traite avec finesse et intelligence, mettant le doigt sur la course aux scoops à laquelle les journalistes s’attellent au quotidien, quitte à briser quelques personnes sur leur passage et à parfois mettre leur dignité au placard.

Dans le domaine de la politique et même plus largement dans le domaine de l’Information, les médias se veulent-ils être encore une source fiable et objective ou bien est-ce que tout ceci se résume désormais à une course à l’argent et à la gloire ?

Médias d’Information ou Médias de Manipulation ? La question reste ouverte…


T!C : Transatlantic Ideas’ Criticism

Jeune étudiante de 21 ans, mon plus grand rêve étant petite était de devenir journaliste ! J’espérais ainsi vivre de ma passion, l’écriture, tout en étant utile aux autres. Si j’ai quelque peu modifié mon projet professionnel aujourd’hui, mon intérêt pour ce domaine n’a pas changé. La liberté d’expression est l’un des droits primordiaux dont s’est dotée l’Humanité et il me paraît donc évident d’en profiter, à condition d’en faire bon usage. Les médias ont une telle place dans notre vie quotidienne et peuvent avoir un tel pouvoir sur nos modes de pensées qu’ils ne doivent pas être pris à la légère. C’est pourquoi je m’efforcerai, tout au long de mes articles, de vous faire part de mon opinion sur les médias en général, tout en essayant de les analyser et d’en établir une critique constructive à l’aide de vos esprits acérés…


Quand Media parle de Médias.

Media, 23 ans, j’ai grandi et je baigne depuis ma plus tendre enfance dans les médias et les technologies de l’information et de la communication (ou TIC) : télévision, radio, journaux, internet ; les médias sont présents partout, tout le temps et se veulent le reflet de ce qui se passe à l’échelle nationale et internationale. Mais nous, vous, moi ; charmants êtres humains que nous sommes, ne devrions nous pas mettre en place une certaine stratégie vis à vis de ces médias et des messages qu’ils nous véhiculent ? L’être humain présente de nombreuses caractéristiques et l’une d’entre elle consiste à être critique, à posséder une capacité de jugement et de réflexion. Je crois que nous nous devons d’être critiques vis à vis des médias, de chercher à comprendre la manière dont les informations nous sont transmises et quelles informations nous sont transmises tandis que d’autres sont passées sous silence. Il s’agit de se donner les moyens de comprendre.
Et moi, Media, rédactrice au sein de ce blogue, je veux me donner les moyens de comprendre.