The End

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Comme l’a si bien dit ma collègue Media lors de sa dernière entrée, il est maintenant temps de nous dire au revoir. Je voulais donc vous écrire un petit mot pour vous remercier, professeur comme camarades de classe, pour cette session fort intéressante et riche en connaissances et réflexions. J’ai passé une très bonne année au Québec où j’ai tenté de profiter au maximum de l’enseignement qui nous est donné ici et qui constitue un véritable trésor de savoirs et savoir-faire, le tout offert avec passion et pédagogie… Je vous souhaite finalement à tous une très bonne continuation, en espérant croiser à nouveau votre chemin au hasard de la vie ! Merci et au revoir !


Thank Your For Speaking…

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Pour ce dixième et dernier billet, j’ai décidé de vous parler d’un film dont nous avons déjà discuté en cours et que j’ai visionné il y a peu. Il s’agit du célèbre Thank You For Smocking, réalisé par Jason Reitman et sorti en 2006. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, il donne un aperçu humoristique et édulcoré de la vie d’un « lobbyiste », ou, autrement dit, d’un communicant chargé de défendre une cause controversée et impopulaire : l’industrie du tabac aux États-Unis.

autocollant-panneau-interdit-fumerLa cigarette, que l’on voyait autrefois partout à la télévision, dans les publicités, les lieux publics… s’est vue diabolisée il y a quelques années lorsque les « scientifiques » se sont rendus compte de sa toxicité pour l’organisme. Aujourd’hui encore, il subsiste une certaine division entre le clan des non-fumeurs et celui des fumeurs, dont l’effectif n’a pas réellement diminué malgré tous les efforts entrepris dans ce but. Je l’ai déjà évoqué dans mon article sur le « Shockvertising » mais placer des images choquantes sur les paquets de cigarettes afin de dissuader les fumeurs ne semblent pas avoir été d’une grande efficacité. Toute la prévention réalisée autour du tabagisme passif, ainsi que les interdictions de plus en plus nombreuses (qui restent pourtant maigres en Europe, en comparaison avec celles du continent Nord-Américain), si elles sont plus contraignantes, n’empêchent toujours rien. Et le film Thank You For Smocking ne se veut pas aussi moralisateur qu’on voudrait le croire.

thank-you-for-smoking_01-300x300S’il ne glorifie pas pour autant le fait de fumer, il place le tabac au même niveau que l’alcool et les armes à feu. Comme le dit si bien Nick Naylor, bien que le tabac tue des centaines de personnes par jour, la cause principale de mortalité dans l’état du Vermont reste le cholestérol. Si les effets nocifs de la cigarette ont été prouvés, le changement de mentalité, l’addiction et parfois l’effet de mode qui perpétuent sa consommation ne peuvent se modifier que très lentement tant cette pratique s’est ancrée dans nos vies de tous les jours. On entend parfois dire que la cigarette est un vecteur de socialisation, tout comme l’alcool peut l’être, mais il ne faut pas oublier que tout produit, s’il est consommé avec excès, a beaucoup plus de chance de créer des problèmes que si son « absorption » reste anecdotique. Comme le montre le film, il ne s’agit donc pas de moraliser ou même de « traumatiser » les fumeurs afin qu’ils arrêtent de fumer ou les non-fumeurs pour éviter qu’ils ne commencent, il faut plutôt informer justement la population pour qu’elle prenne conscience des risques qu’elle encoure et qu’elle choisisse en fonction de ces considérations.

4Thank Your For Smocking, malgré son titre, n’est donc pas un long métrage dont la problématique porte uniquement sur l’industrie du tabac et toutes les polémiques qui en découlent, mais c’est également une « critique » de la communication et de la manipulation des masses par les « grands de ce monde ». Si une image vaut mille mots, la parole reste un instrument de pouvoir redoutable. Et comme nous pouvons le voir à la toute fin du film, si Nick Naylor ne travaille plus pour « Big Tobacco », il trouve toujours une autre « cause perdue » à défendre. Sans oublier que, selon lui, lorsque l’on dispose des bons arguments et qu’on a la capacité communicative nécessaire, on ne peut jamais avoir tort (même si c’est le cas).

Thank You For Smocking recèle donc en lui un trésor de « littératie médiatique » et nous montre à quel point il est facile de faire passer un message, quel que soit son sujet et son degré de vérité et de moralité… Enfin, pour conclure le film, Nick Naylor affirme que « Mickael Jordan joue au basket, Charles Manson tue des gens, je parle… Chacun a un talent » et met ainsi sur le même pied d’égalité le fait d’être un tueur en série et un bon communicant, de quoi se poser de sérieuses questions quant aux conséquences d’une telle conception dans le monde de la communication et de ceux qui l’utilisent à leur profit.


« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. » – Jacques Brel

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Québec, je t’ai espéré.

Je t’ai attendu.

Je t’ai aimé.

Tu vas tellement me manquer.

C’est le cœur un peu lourd, je dois l’avouer, que Média va quitter la blogosphère québécoise.

9 mois perdue dans le Grand Nord Blanc, et des souvenirs à n’en plus finir.

Je me souviendrai de la première fois où j’ai parlé à un québécois et que j’ai bien cru ne jamais réussir à comprendre, je me souviendrai de ma première journée à -20°C et de la première fois que j’ai vu mes cheveux geler (!) ; de la première poutine que j’ai mangée, de la route 117 (tout droit, toujours tout droit et… des sapins, des sapins, des sapins ! ), des activités made in Québec comme la pêche sur glace ou encore le chien de traineau, des centaines de kilomètres parcourus…

Je me souviendrai aussi des personnes que j’ai rencontrées, entre québécois, parisiens et lyonnais, de la « Team A7 », appelés aussi les « Amazing flatmates », qui m’auront accompagnés durant toute cette aventure.

Je retiendrai le Blitz de Cathy, les courts métrages pour Louis-Paul, les prototypes fonctionnels pour David,… Je me rappellerai des rush de fin de session qui vont de paire avec les nuits blanches. Je retiendrai tout ça, et plus encore.

Oui, cet article est complètement en marge par rapport à la vocation première de ce blogue. Mais il faut bien se dire au revoir quand même, non ? Même si je ne viendrai plus publier ici, je continuerai à pratiquer la désormais bien connue littératie médiatique, une autre de mes nombreuses découverte de cette année et je retourne reprendre mes études en communication avec dans mon bagage cette jolie parenthèse québécoise.

C’est ici que l’on se quitte.


Facebook : Simulacres et Simulation des Relations Humaines

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Pour cet avant-dernier billet, j’ai décidé d’aborder un sujet dont nous avons beaucoup discuté en classe et qui fait aujourd’hui partie de notre quotidien…

Même si un petit village d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur, le virus Facebook a contaminé, en dix ans, 1.23 milliards de porteurs sains. Le réseau social le plus populaire et lucratif de notre planète recèle à présent un trésor de comportements à observer, fruit d’une modification profonde de notre conception de l’amitié et des rapports interindividuels.

facebook-downDe nos jours, Facebook est devenu le moyen de communication par excellence et notre ultime système de référence (« Je l’ai vu/lu sur FB »). Malgré ces nombreux avantages (qui ne le sont pas forcément si on les regarde de plus près), il a engendré en nous une fainéantise croissante en termes de relations humaines… On l’oublie trop souvent mais construire et entretenir une relation avec autrui demande de l’énergie, que nous sommes de moins en moins enclins à consacrer.

Petit à petit, Facebook s’est révélé être le royaume de l’apparence et de la simulation. Grâce à lui, nous avons l’impression de rester en contact sans jamais rien se dire. Nous avons l’impression de se connaître sans jamais s’être rencontrés. Nous avons l’impression de n’être jamais seul sans être entourés… Il devient alors facile de se construire son propre monde, son hyper-réel où tout semble idéal et qui l’est en effet puisque rien n’est véritable.

eed26587cc75ac71092fb50c1a9173b5Il est possible alors de se faire passer pour ce que nous ne sommes pas. De se cacher derrière l’anonymat et d’échapper ainsi aux conséquences de nos actes. De délaisser nos proches sous couvert d’une amitié virtuelle et vide de sens. Tout semble facile et tout se délite. L’indifférence se déguise derrière les faux semblants et les quelques mots sporadiques jetés à l’occasion sur le clavier. Incapables de se souvenir d’une date d’anniversaire, le calendrier Facebook nous permet de paraître attentifs et concernés. Les bonnes comme les mauvaises nouvelles s’affichent sans pitié et sans filtre sur l’écran du moniteur impassible et insensible.

Et dans un monde où tout change si vite, à l’exception des mentalités, que deviendrons-nous dans quelques années, quand afficher ses propres opinions et défendre son avis devient plus tabou que la sexualité ? Et quelle conception travestie, virtualisée et aseptisée nos enfants auront-ils de l’amitié et de la proximité humaine qui constituaient autrefois notre richesse la plus inestimable ?


A l’ère de la médiatisation.

Vous le savez, étudiante depuis plusieurs années en communication, je voue un intérêt tout particulier pour les médias dans leur ensemble et ce n’est pas la première fois que je me penche sur ce phénomène où la France n’est pas en reste : la médiatisation.

Terme bien que désormais passé dans le langage courant, son emploi n’est pourtant pas aisée. Au fond, que pouvons nous entendre par médiatisation ? Mise en scène de l’actualité pour émouvoir le spectateur ? Recherche de l’immédiat par les journalistes et les organes d’information en continue au détriment d’une véritable construction intellectuelle et encore plus au détriment de la médiation ? Comment la France qui se croyait à l’abri en est-elle arrivée là ?

Il faut noter que ce phénomène de médiatisation touche de manière inégale les différents supports. Il semble que cela touche en premier lieu la télévision avec les chaînes d’informations en continue qui vont vous bombarder d’informations à longueur de journée, avec un ton haletant, des titres qui se veulent percutants et une hiérarchisation des évènements qui laissent à désirer, et surtout un traitement de l’information uniquement en surface. Malheureusement, les chaines d’informations en continue ne sont pas les seules victimes de ce phénomènes, les journaux télévisés en général tirent de plus en plus vers ce procédé également. Certains s’entendent pour dire que les radios grand public font également partie des « victimes », de même que la presse écrite nationale.

Cette médiatisation qui semblait toucher uniquement les États Unis au premier abord a bien fini par toucher la France. Malgré l’équipement tardif de la population en télévision et un éloignement de la doctrine « la presse comme quatrième pouvoir » qui a fait surface au cours des années 70 sur le continent américain, nous aurions pu nous croire à l’abri. Il n’en est rien, nos médias français ont fini par adopter, bon gré mal gré, la standardisation de l’information ; partant tous à la quête d’un objectif commun : le profit, que cela soit par la vente ou par l’audience.

Sans diaboliser les médias et plus spécifiquement les médias français, il semble qu’une interrogation soit nécessaire quant à cette médiatisation en croissance. Quel crédit donner à l’information qui nous est transmise ? Quel(s) moyen(s) se donner pour essayer de passer au dessus du virus médiatisation ?

Un peu de littératie médiatique, peut être…


How I (Finally) Met Your Mother

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Cette semaine a marqué la fin d’une ère : le dernier épisode de la dernière saison de la célèbre sitcom a enfin été dévoilé. Après un suspense insoutenable (ou pas), tout au long d’une saison riche en rebondissements (…), Ted a finalement rencontré la future Madame Mosby.

La série, directement inspirée de l’initiatrice Friends, a donc (enfin) touché à sa fin, après un essoufflement scénaristique particulièrement flagrant. Sans pour autant remettre en cause l’importance et la qualité de ce produit dans le paysage télévisuel actuel, elle a probablement, comme l’a mentionné Carol Hett, un peu trop tardé à tirer sa révérence…

Comme le dit le Fossoyeur de Films, dès la saison 6, la « sitcom la plus brillante du moment » a succombé à une « crise d’inspiration » sans précédent. Ce qu’il qualifie de « phénomène de la culture pop », dépeignant notre société moderne de manière fort pertinente et incisive, aux mécanismes comiques imprenables et aux réflexions « hilarantes et pleines de justesse », s’est vu prendre de plus en plus d’axes narratifs improbables, tout en ré-exploitant avec excès les codes établis dans les premières saisons. Son statut « culte » est alors devenu obsolète de par la rigidité de son cadre et de son fonctionnement, et sa « réactivité » à l’actualité, qui faisait sa force auparavant, s’est vite asphyxiée à cause de son progressif « manque d’inventivité ».

how-i-met-your-mother-season-9-spoilers-7Bien que les scénaristes aient tenté de donner un nouveau souffle à la série, cela ne l’a pas renouvelée pour autant. Après des moments se voulant plus dramatiques, comme la mort du père de Marshall, l’annonce de la stérilité de Robin ou les relations amoureuses toujours aussi désastreuses de Ted, l’intrigue semblait tourner en rond… C’est alors qu’a été exploitée (peut-être à outrance) la relation impossible entre Barney et Robin, soldé par un mariage d’apparence interminable et sans grand intérêt.

Ce sur quoi la saison 9 s’est étalée, durant 22 épisodes (soit, rappelons-le, 8h de programme pour 48h de récit), sous couvert d’en apprendre plus sur la fameuse « Maman », dont l’identité et la personnalité ont nourri les fantasmes de millions de téléspectateurs pendant près de 10 ans. Si les avis divergent concernant cette fameuse révélation, tout comme on se demande encore si J.K Rowling n’aurait pas mieux fait de tuer Harry Potter, la découverte de ce nouveau personnage, œuvrant aux dépens de la progression générale de l’histoire, a meublé la neuvième saison sans pour autant la rendre beaucoup plus captivante.

How-I-Met-Your-Mother-saison-9-toutes-les-infos-sur-l-episode-200_portrait_w532Comme l’affirme le Fossoyeur de Films (qui aurait préféré ne pas savoir), l’identité cachée de la mère permettait à tout un chacun de se l’imaginer à sa manière, tant physiquement que moralement. On note donc ici l’importance de l’attente et des exigences du public, qui n’aurait peut-être pas supporté d’être laissé dans l’ignorance, au sein d’une société où l’information se doit d’être disponible, accessible et omnipotente. Entre curiosité non satisfaite et possible déception, le choix a donc été fait et le développement de ce personnage, très longtemps absent à l’écran mais omniprésent dans le récit, a permis de créer une empathie supplémentaire et un regain d’attention auprès des spectateurs.

Néanmoins, le dernier épisode de la saison, étendu à 40 minutes et censé clore avec brio la sitcom ayant enflammé plus d’une génération, n’a, selon moi, pas vraiment été à la hauteur.

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En effet, après nous avoir bassiné près de 8h sur le « mariage de l’année », Robin et Barney finissent par divorcer en moins de 5 minutes. Lily et Marshall s’installent davantage dans le cliché : la carrière de ce dernier connaît une ascension remarquable tandis que sa femme, enceinte de leur troisième enfant, semble coincée à la maison pour s’occuper de leur progéniture. Après son divorce, Robin devient d’ailleurs une « vieille fille », puisqu’une journaliste à succès voyageant partout à travers le monde ne peut concilier vie de famille et vie active… Barney, quant à lui, ne connaît aucune évolution, hormis lorsqu’il termine son « mois parfait » en mettant accidentellement la 31ème fille en cloque… Et qu’il découvre l’amour de sa vie en sa petite fille nouveau né. Pour finir, on apprend que Ted raconte à ses enfants la façon dont il a rencontré leur mère, décédée entre temps, pour légitimer le fait qu’il veuille à nouveau faire la cour à leur « Tante Robin », qu’il n’a cessé d’aimer depuis tout ce temps. Du reste, la manière dont est amenée la maladie puis la mort de la mère est particulièrement abrupte et manque clairement d’émotions. De plus, si certaines péripéties restent inattendues, ce dernier épisode contient beaucoup moins de surprises que ce l’on pouvait espérer.


Après une jolie philosophie sur l’amitié éternelle à l’épreuve de la vie, la fin dégage un parfum de « déjà-vu » peu inspirant et peu enclin à l’affabulation… La conclusion laisse donc peu de place à l’imagination du spectateur et malgré un léger pincement au cœur pour cette page qui se tourne, on garde, à mon sens, le sentiment d’être resté sur notre faim…

Mais heureusement, tout n’est pas perdu grâce à la magie de CBS : que les fans se rassurent, une toute nouvelle série est en projet et porte déjà l’étonnant nom de « How I Met Your Dad », sur lequel je ne ferai aucun commentaire


Quand la séduction par l’image n’a plus de limites.

Lors de son dernier post, ma chère T!C a évoqué avec brio l’éternelle recherche de la perfection et ses dérives à travers les retouches effectuées sur les photographies de magazines et autres campagnes de publicité. Et la semaine dernière, lors de notre cours de Théories de la Communication de Masse, nous sommes revenus sur l’idée que désormais, dans nos sociétés post-modernes, nous n’avions plus une identification par l’image mais une séduction par l’image. Et il me semble que c’est exactement de cela qu’il s’agit à travers les retouches effectuées par des logiciels tels que Photoshop.

Pourquoi nous présenter des mannequins toujours plus minces, avec toujours de plus grands yeux, de plus grandes bouches, des dents plus blanches, des seins plus gros ? Pour nous séduire, bien entendu. Nous n’allons pas nous mentir, Nathalie Portman sans sa peau incroyablement lisse et ses yeux immenses dans la campagne de publicité de Dior, on la trouverait beaucoup moins jolie et étrangement on serait moins tenté d’acheter le nouveau rouge à lèvres ou parfum. Vous pouvez appliquer ce raisonnement pour (malheureusement) presque toutes les campagnes de publicité. Et le pire est que ça fonctionne, on a envie d’acheter le produit qui nous est présenté. Enfin après, on va découvrir le prix et étrangement on a moins envie (enfin notre portefeuille a surtout moins envie), mais c’est une autre affaire.

On a beau nous révéler de plus en plus l’utilisation de logiciels de retouches et nous faire part de nombreux « Avant/Après », face à ces campagnes de publicité nous exposant des corps qui se veulent parfaits, nous sommes séduits. La publicité, la stratégie marketing est efficace. Mais le processus va encore plus loin, et c’est là dessus que T!C a très bien mis l’accent, se sont les dérives qui en découlent avec de plus en plus de jeunes filles qui tombent dans une recherche de la perfection à tout prix allant jusqu’à mettre leurs vies en danger à travers, le plus souvent, de sévères troubles alimentaires afin d’être la plus mince possible. Et c’est là que le processus d’identification par l’image reste d’actualité. Bien que se trouvant désormais au second plan, beaucoup des personnes admirant ces campagnes cherchent à s’identifier, à ressembler à ce qu’elles ont sous leurs yeux. Ce qu’on a tendance à un peu vite oublier, c’est que Nathalie Portman, Marion Cotillard, ou qui sais-je encore, le matin au réveil, elles sont comme vous et moi. Et même une fois maquillée et apprêtée, elles ne sont pas encore « toute parfaite » comme on peut les voir sur ces immenses campagnes de publicité. Photoshop et ses confrères du domaine ne sont pas encore devenus un produit cosmétique !

En lien avec tout cette idée et le dernier article de T!C j’ai retrouvé cette vidéo réalisée par la marque Dove en 2006 et qui à l’époque m’avait stupéfaite. On nous présentait déjà les « petits miracles », ou devrais-je dire les « grosses dérives », de la retouche.

Et face à tout ça, je repense à quand j’étais petite fille et que je trouvais la célèbre poupée Barbie magnifique, toute mince, des grands yeux, des jambes interminables ; parfaite pour l’enfant que j’étais. Et que, plus tard, j’ai appris qu’à échelle humaine, Barbie a des proportions telles qu’elle ne pourrait même pas se tenir debout… Comme quoi, encore pire que les retouches photos, on met dans les mains des enfants des poupées qui présentent déjà une image falsifiée de la réalité. J’ai à ce sujet trouvé cet article qui expose la démarche effectuée par un artiste de créer une Barbie aux mensurations réelles. Un premier pas pour les petites filles vers un retour à la normale et une beauté du réelle, et non plus du paraître ?

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Âmes sensibles s’abstenir.

Cette semaine, toujours en quête d’inspiration, je me suis promenée sur les blogs de mes collègues et je suis tombée sur le billet de Star Eyes, traitant de « L’émotion par l’image ». J’ai trouvé son article très intéressant et j’ai donc décidé de lui répondre, en élargissant son domaine d’application ainsi que ses répercussions.

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Comme l’affirme le célèbre adage, « une image vaut mille mots » et c’est pourquoi l’audiovisuelle, la photographie ou encore le graphisme tiennent une place si importante dans notre société actuelle. La médiatisation de masse, qui a réellement pris son essor lors de la démocratisation de la télévision, en est d’ailleurs un parfait exemple. Comme le dit Star Eyes, capter l’attention du public et marquer sa mémoire s’avère beaucoup plus facile si l’on utilise des images (mobiles ou statiques) plutôt qu’une suite sans fin de chiffres, pourcentages ou statistiques en tout genre. Les études scientifiques sont également unanimes. Tout message, quel qu’il soit, est plus efficacement transmis s’il est accompagné d’images qui appuient ses propos, le complètent voire même le contredisent.

Les publicités jouent donc sur cette vérité universelle et tentent, depuis un certain nombre d’années, de provoquer le téléspectateur en l’abreuvant de spots choquants et bouleversants afin de déclencher chez lui un phénomène de mémorisation plus rapide, durable et efficient. Cette pratique est couramment appelée « Shockvertising » et fait partie des stratégies de marketing très souvent utilisées par les marques, ainsi que par les institutions et, ce, dans de nombreux cas de figure.

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Que ce soit pour sensibiliser les masses à la guerre en Syrie, pour les prévenir contre les dangers de l’alcool aux volants ou pour défendre la cause des femmes battues, les publicités « Shockvertising » produites par des associations ou organisations institutionnelles sont de plus en plus fréquentes. Et si leur finalité se veut plus noble que la simple promotion de produits ou services commerciaux, il n’en reste pas moins qu’elles utilisent les mêmes tactiques de manipulation que les marques pour faire passer leur message. Que les images employées soient plus ou moins explicites, qu’elles jouent sur le réalisme ou sur la métaphore, elles s’évertuent, quoi qu’il en soit, à tirer sur la corde sensible du public…

Pour se faire, ces campagnes de publicités abordent des thèmes tels que la violence, la drogue ou la mort, en instaurant un climat anxiogène, triste ou révoltant dans l’optique d’induire, auprès des récepteurs, une réaction bien spécifique et tout à fait calculée. Ce procédé se rapproche d’ailleurs des méthodes usitées pour communiquer sur les faits divers, en réveillant chez l’Homme sa curiosité morbide et la peur de la mort qui sous-tend chacune de ses pensées.

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Par ailleurs, si les exemples donnés concernent principalement des images en mouvement, les images fixes ne sont pas délaissées pour autant (bien au contraire). L’effet de mode le plus récent en la matière concerne les photographies éprouvantes placées sur les paquets de cigarettes. Remplacer les célèbres slogans « Fumer tue » par des clichés de cancéreux ou de fœtus mal formés peut paraître plus répulsif mais ne semble pas dissuader les fumeurs qui continuent malgré tout de consommer ces « bâtonnets de mort », tout en ayant conscience des risques encourus.

Si l’efficacité d’une telle logique reste à voir, il est indéniable que cela favorise le buzz et l’engouement autour d’un phénomène de société, d’un produit ou d’une marque, dont les retombées peuvent devenir réellement surprenantes…


The First Kiss : du buzz à la révélation de la mascarade.

Après pas loin de 45 millions de visionnements en trois jours, le clip réalisé par Tatia Pilieva a été l’objet de surprise, d’amusement mais aussi de partage sur les réseaux sociaux pour finalement se révéler être une publicité pour la marque de prêt à porter Wren. Retour sur l’histoire d’un buzz.

Le concept de The Fisrt Kiss est simple : plusieurs couples de soit disant inconnus qui se révèlent être en fait des acteurs, mannequins ou encore musiciens connus, se forment devant la caméra et s’embrassent pour la première fois. Au premier abord, cela semble être un beau projet artistique dont peut se dégager bon nombre d’émotions. Mais rangez tout de suite votre air attendri, tout ceci est parfaitement orchestré par une réalisatrice russe, Tatia Pilieva, pour le compte de la marque américaine Wren.

Ce clip se révèle être en fait promotionnel (bien que la marque affirme le contraire) et présente la nouvelle collection de la marque en la faisant porter aux protagonistes de son clip. On peut dire que cette manière de procéder se veut plus originale qu’une simple conférence de presse, et l’étudiante en communication que je suis trouve l’idée plutôt sympathique, je l’avoue.

Une question reste néanmoins au bout de nos lèvres : les acteurs, musiciens et mannequins qui s’embrassent dans la vidéo sont-ils réellement dans l’embarras ou bien la mise en scène est-elle complète ? Selon Tatia Pilieva, les participants à la vidéo n’étaient pas au courant qu’un baiser devait être échangé. Les moments se veulent donc authentiques selon la réalisatrice.

Une ombre reste encore autour de The First Kiss : la vidéo était-elle ou non à but lucratif ? Certains participants de la vidéo déclarent qu’ils portent leurs propres vêtements dans le clip et non pas ceux de la marque Wren ; deux discours complètement contradictoires quant à l’objectif de cette vidéo, et , personnellement, j’ai du mal à croire qu’il n’y ait aucune ambition promotionnelle derrière tout cela. Soyons honnête, on ne va pas sortir un budget considérable pour réaliser une vidéo/publicité sans attendre que celle ci ait un impact sur les ventes ? Voyons… Il ne faut pas rêver. Faire une belle vidéo pour le plaisir de faire une belle vidéo ne me paraît pas être la politique de la maison. Après, bien sûr, je peux me tromper.

En quelques semaines, The First Kiss a été l’objet de nombreuses parodies sur Youtube. Un autre facteur qui accentue le buzz autour de ce phénomène.

Il semble assez évident que l’objectif a été rempli pour Wren : la vidéo a fait un buzz considérable avec à l’heure actuelle pas loin de 64 millions de vues et une diffusion à grande échelle sur les réseaux sociaux. Malgré le manque de clarté sur les intentions de la marque, gardons le sourire et amusons nous de la gêne presque touchante des protagonistes, et rions de nous même en pensant aux premières fois où on embrasse quelqu’un.


La beauté du paraître…

Pendant que je vagabondais sur le net en quête d’un nouveau sujet d’article pour mon blog, je suis tombée par hasard sur ceci. Cela m’a donc donné envie de vous parler de cette éternelle recherche de la perfection qui s’effectue dans la publicité, mais également dans les magazines, les clips vidéo… et de l’utilisation excessive de Photoshop dans de tels milieux.

boggie-nouveau-parfum-1On en a tous conscience, les images auxquelles nous sommes sans cesse exposés sont modifiées, corrigées, rectifiées, remaniées, en bref manipulées afin de nous faire passer un message, quel qu’il soit. Comme le sexe fait vendre, l’humain aussi. C’est pourquoi les vêtements que nous désirons porter sont présentés sur de magnifiques jeunes personnes, à la silhouette idéale, aux traits exquis, au teint impeccable, à la chevelure magnifique et au regard ardent… Ce que nous avons cependant trop tendance à oublier, c’est que ces personnes-là n’existent pas dans la vraie vie. Si certaines femmes ou certains hommes sont naturellement d’une beauté ou d’un charme exceptionnel, ils n’en sont pas moins imparfaits et nous apparaissent comme tel uniquement grâce à la magie de Photoshop (et autres logiciels de retouche d’image).

369843288edd655729971aededc00cf2Cette pratique ne peut être répréhensible en soi si ses conditions d’utilisation et ses conséquences n’étaient pas aussi désastreuses, tant sur le plan esthétique que social. Sans généraliser, de nombreux abus et bévues en tout genre ont souvent lieu dans les magazines ou les campagnes de publicité. Pour vous donner quelques exemples, certaines images sont tellement retravaillées qu’elles en deviennent complètement faussées et vides de sens. Il n’est pas rare de tomber sur des anomalies inimaginables telles que des erreurs de proportion, des angles de corps improbables, voire même des membres partiellement effacés ou tout simplement disparus. Il n’est pas rare non plus de se retrouver nez à nez avec des modèles aux jambes interminables (à remiser Adriana Karembeu au placard) et à la taille de guêpe affamée, malgré une poitrine généreuse.

S’il est dur de s’en rendre compte au premier coup d’œil, on peut pourtant s’en apercevoir au moyen des fameux « Avant / Après » qui prolifèrent sur la toile. Un regard acéré et attentif permet néanmoins d’identifier ces déformations et de rester critique vis-à-vis de cette perfection artificielle qui cherche à tout prix à standardiser les canons de beauté de la société. Toutefois, les individus les plus fragiles et influençables ne sont en rien protégés par ce type « d’attaque » indirecte mais bien réelle. On pense tout de suite aux adolescentes en pleine puberté qui voient leur apparence se métamorphoser inexorablement et qui n’ont comme seul repère que les images lissées et dénaturées auxquelles elles souhaitent ressembler quoi qu’il en coûte. Cette quête impossible de la perfection peut, si elle n’est ni contrôler, ni relativiser, provoquer de graves dommages auprès de ces jeunes filles, pouvant aller du simple manque de confiance en soi à l’anorexie morbide.

Aerie-ad-Real-campaign-unretouched-model-2014-01Sans diaboliser les retouches d’image en tant que tel, il est important de faire la part des choses entre le réel et l’hyper-réel, ou entre la réalité et le simulacre comme l’appelle Baudrillard. Pour éviter une telle confusion, un petit nombre d’entreprises ont alors décidé de revenir en arrière en prônant un retour au naturel et en limitant leur usage de Photoshop. Des compagnies comme Aerie ou Dove (l’une des pionnières du genre) ont donc choisi de lancer des campagnes de publicités sans retoucher les mannequins recrutés afin de mettre en avant des principes importants tels que la valorisation de la beauté naturelle et l’acceptation de soi. Même si les photographies (ou les vidéos) sont tout de même corrigées dans le but de faire ressortir la marque et la qualité du produit, ces retouches restent minimes et reposent sur des préceptes se voulant beaucoup plus sains.

Par ailleurs, de plus en plus de célébrités s’opposent dorénavant à ce que l’on retouche leur corps sur les images médiatiques diffusées au public. Des stars internationales comme Beyoncé ont donc lutté pour conserver leur apparence ordinaire (exception faite des tonnes de maquillage utilisées lors des séances photo et des possibles interventions de chirurgie esthétique qu’elles ont pu subir) et promouvoir ainsi la beauté naturelle et tout ce qui s’en suit. Malgré tout, de nombreuses questions continuent de se poser concernant ce « retour au naturel ».

Beyonce-joue-les-sirenes-dans-la-nouvelle-campagne-de-pub-H-M_portrait_w674-2Si de nombreux internautes s’enthousiasment déjà, d’autres s’interrogent quant à la réception de telles campagnes de publicité, au vu de l’habitude de consommation que nous avons de ces images standardisées, où rien ne dépasse et tout semble parfait. Il paraît pourtant raisonnable de tenter d’allier corrections mineures et esthétisme, sans dénaturer le physique des modèles employés tout en conservant l’aspect séducteur de la publicité.

Quant aux personnalités publiques rendues ainsi éternelles à l’instar des diamants, un long processus de renonciation devra probablement se mettre en place, transformant les mentalités pour le bien de la société, sans pour autant défigurer le rêve et les fantasmes qu’elles ne cesseront d’inspirer…